La colère monte dans les campagnes. En France, des agriculteurs se mobilisent après l’abattage de troupeaux entiers, décidé à la suite d’un seul cas de maladie bovine détecté il y a une dizaine de jours. Des actions émergent notamment à Tours et à Bordeaux, mais aussi dans d’autres régions. La maladie bovine devient un point de rupture.
Une seule vache détectée, tout le troupeau abattu
Tout part d’un cas précis.
Une vache présente des symptômes compatibles avec la maladie bovine. Les analyses confirment le diagnostic.
Dans la foulée, les autorités sanitaires déclenchent le protocole. Elles ordonnent l’abattage de l’ensemble du troupeau, même lorsque les autres bêtes ne montrent aucun signe.
Pour les éleveurs, la décision choque. Ils parlent d’une mesure brutale, appliquée sans nuance ni adaptation à la réalité du terrain.
Des agriculteurs en colère dans plusieurs villes
Face à ces décisions, les éleveurs passent à l’action.
À Tours, des rassemblements s’organisent. À Bordeaux, des convois agricoles ralentissent la circulation. Ailleurs, des exploitants bloquent symboliquement des axes ou des bâtiments administratifs.
Le message reste le même : les agriculteurs refusent de payer seuls le prix d’une gestion qu’ils jugent aveugle.
Une détresse financière qui explose
Au-delà de la maladie, la colère s’élargit.
Les éleveurs dénoncent des indemnisations insuffisantes, versées trop tard. Ils expliquent perdre des années de travail en quelques heures.
Un troupeau abattu, ce sont des revenus stoppés net. Ce sont aussi des crédits, des charges fixes et aucune visibilité sur la suite.
Pour beaucoup, la maladie agit comme le déclencheur d’un malaise économique déjà profond.
Une crise sanitaire qui devient sociale
Aujourd’hui, la contestation dépasse la seule question vétérinaire.
Les agriculteurs demandent une révision des protocoles, une meilleure prise en compte des situations individuelles et un soutien financier réel.
Ils veulent continuer à protéger la santé animale, mais refusent d’être sacrifiés sans discussion.
Les 3 choses à retenir
- Un seul cas de maladie bovine a entraîné l’abattage de troupeaux entiers, déclenchant la colère des agriculteurs.
- Des actions ont lieu à Tours, Bordeaux et dans d’autres régions.
- Les éleveurs dénoncent aussi leurs conditions financières et des indemnisations jugées insuffisantes.














