Le ministère américain de la Justice a publié aujourd’hui au moins 8 000 nouveaux documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein. Ces fichiers, disponibles en ligne, étendent considérablement les informations publiques sur l’enquête entourant le criminel sexuel condamné, mort en 2019 alors qu’il attendait son procès fédéral. La décision intervient après une loi votée cet automne qui exigeait la publication de tous les dossiers dans un délai fixé par le Congrès.
Une publication partielle mais massive
Le gouvernement des États-Unis a mis en ligne ce mardi près de 8 000 fichiers supplémentaires sur le site du département de la Justice, ce qui inclut des enregistrements vidéo, des documents judiciaires et des correspondances internes liées à l’affaire Epstein. Ces fichiers complètent une série de documents déjà rendus publics ces derniers jours dans le cadre de l’Epstein Files Transparency Act, la loi votée en novembre pour forcer la transparence autour du dossier.
Les nouveaux fichiers sont disponibles sous forme de plusieurs milliers de liens téléchargeables, mais certains conduisent encore à des pages vides ou doivent être encore traités. Cette situation suscite frustration et incompréhension parmi les observateurs, d’autant que le Congrès avait fixé une date limite pour une publication complète.
Une controverse politique autour de la transparence
La publication de ces nouveaux documents arrive dans un climat politique tendu. De nombreux élus et survivants des crimes d’Epstein estiment que le ministère de la Justice ne libère pas suffisamment d’informations et refuse de publier l’intégralité des documents en une seule fois, comme l’exige la loi. Ces critiques se manifestent avec force à Washington, où certains parlementaires menacent d’actions légales contre l’administration.
L’opposition démocrate accuse aussi le département de retarder volontairement la diffusion pour minimiser l’impact de certaines révélations, alimentant des théories selon lesquelles le gouvernement protégerait des figures influentes dont les noms apparaissent dans le dossier. L’ancien président Bill Clinton a publiquement exigé la publication complète de tous les documents restants.
Des critiques venant des victimes et des experts
Les victimes de Jeffrey Epstein se disent également déçues par la publication partielle et fortement censurée de nombreux documents. Elles notent que certaines informations cruciales comme des témoignages directs ou des preuves financières importantes restent obscurcies ou absentes, ce qui, selon elles, freine la compréhension complète du réseau d’abus et des complicités potentielles.
Du côté des défenseurs de la transparence, on souligne que ces milliers de documents sont déjà une avancée significative, même si le processus complet de publication reste lent et fragmenté.
Une affaire qui ne s’éteint pas
Ces nouvelles publications relancent l’attention mondiale sur l’affaire Epstein, qui reste l’une des plus controversées du XXIᵉ siècle. Même après la mort du financier, les révélations sur ses réseaux, ses relations et les décisions judiciaires antérieures continuent d’alimenter les débats publics et politiques, notamment à l’approche d’échéances électorales importantes aux États-Unis.
Les 3 choses à retenir
- Le ministère de la Justice américain a rendu publics plus de 8 000 documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein.
- La publication intervient sous pression politique et légale dans un contexte de débats sur la transparence.
- Victimes, élus et experts dénoncent une diffusion partielle jugée insuffisante.














