Elle était très attendue, elle a déçu. Dimanche soir à 20 heures, au lendemain des violences du 17 octobre, Emmanuel Macron s’est adressé aux Français devant 16,7 millions de téléspectateurs. Un ton grave, des mots durs, mais aucune annonce forte.
« Rien ne le justifie, rien ne l’excuse »
Le chef de l’État a dénoncé une « violence débridée », qu’il impute à des « factieux » issus de groupuscules d’ultragauche, rejoints par de nombreux délinquants. « Rien ne le justifie, rien ne l’explique, rien ne l’excuse », a-t-il martelé, promettant que l’État serait « intraitable ». Il a assuré aux commerçants pillés qu’ils ne seraient « pas laissés seuls ».
Ce qu’il a vraiment annoncé
- Transparence sur le dispositif de sécurité : le gouvernement doit « tirer toutes les leçons » en matière de renseignement
- Une réunion des partis, des syndicats et des représentants lycéens et étudiants autour du Premier ministre
- La possibilité pour les préfets d’interdire certains rassemblements
Rien sur la vie chère, à l’origine du mouvement, et aucun mot pour les manifestants grièvement blessés, relève France 24.
Une pluie de critiques
« Il est irresponsable de prendre la parole pour ne rien dire », cinglent les oppositions. Bruno Retailleau juge l’allocution « très inquiétante », Éric Ciotti réclame la démission du président. Lundi, l’Élysée a dû démentir que la démission d’Emmanuel Macron ait été évoquée lors de la préparation de l’intervention : « C’est totalement faux ». Laurent Nuñez, lui, a bien présenté la sienne : elle a été refusée.
L’avis de Minute Actu
Emmanuel Macron voulait réaffirmer son autorité, il a surtout montré ses limites. Face à un pays qui a vu ses mairies brûler et ses centres-villes pillés, des mots ne suffisent plus. Le président a parlé d’ordre, les Français attendaient aussi une réponse sur leur pouvoir d’achat.
3 points à retenir
- Devant 16,7 millions de téléspectateurs, Emmanuel Macron promet d’être « intraitable » avec les casseurs.
- Seules annonces : transparence, réunion des partis et syndicats, interdictions de rassemblements par les préfets.
- L’Élysée dément que sa démission ait été évoquée : « C’est totalement faux ».
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