Nouveau rebondissement au Brésil. Au lendemain de sa défaite face à Lula au second tour de la présidentielle, Flavio Bolsonaro affirme que la justice lui a interdit de quitter le pays. « J’ai été sommé de remettre mes passeports », a déclaré lundi le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, qui dénonce une « mesure d’intimidation ».
Une décision de la Cour suprême
Selon la presse brésilienne, l’ordre émane du juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes, dans une enquête pour blanchiment d’argent liée à ses relations avec un avocat lui-même visé par des investigations sur des mouvements de fonds suspects. La mesure annulerait tous ses passeports brésiliens, y compris diplomatique, et lui imposerait de remettre aussi son passeport italien.
Bolsonaro crie au complot
Flavio Bolsonaro relie la décision à une phrase de son frère Eduardo, qui avait suggéré qu’il quitte le Brésil en cas de défaite. « Je n’ai jamais dit ça », se défend-il, en soulignant que l’ordre est daté du dimanche de l’élection. Il avait déjà refusé de reconnaître la victoire de Lula (51,8 % contre 48,2 %) et réclamé l’annulation du scrutin.
L’avis de Minute Actu
Le scénario rappelle furieusement 2022 : un Bolsonaro battu, qui conteste le résultat et se dit persécuté par les juges. La justice brésilienne a appris de l’expérience de son père. Elle ne laissera pas un candidat déchu quitter le pays au moment où les enquêtes avancent.
3 points à retenir
- Flavio Bolsonaro affirme être interdit de quitter le Brésil et sommé de remettre ses passeports.
- L’ordre viendrait du juge Alexandre de Moraes, dans une enquête pour blanchiment.
- Il dénonce une « mesure d’intimidation », au lendemain de sa défaite face à Lula.
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