C’est l’annonce que des millions d’automobilistes attendaient. Les pays du G7 vont puiser dans leurs stocks stratégiques jusqu’à 100 millions de barils de pétrole brut et de gazole au cours des quatre prochains mois. Objectif affiché : casser la flambée des prix. Pour Emmanuel Macron, ces décisions « devraient faire baisser les prix ».
Ce qui a été décidé
La France, l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni vont libérer une partie de leurs réserves, sous la coordination de l’Agence internationale de l’énergie. Autre engagement, moins visible mais essentiel : aucune restriction aux exportations entre pays du G7. Le chef de l’État a précisé que Donald Trump avait été « clair » sur ce point, alors que la menace d’une suspension des exportations américaines faisait trembler les marchés.
Des prix jamais vus à la pompe
Le contexte explique l’urgence. Le litre de gazole a atteint le record historique de 2,41 euros le 16 septembre, avec des pointes au-delà de 2,90 euros sur certaines aires d’autoroute. Fin septembre, plus d’une station sur dix connaissait des ruptures d’approvisionnement.
En cause : le conflit au Moyen-Orient, qui dure depuis fin février, et le blocage du détroit d’Ormuz, par où transite une part majeure du pétrole mondial. La France y est particulièrement exposée : elle importe une large partie de son gazole, faute de capacités de raffinage suffisantes. Le gouvernement a déjà prolongé la vente du gazole d’été jusqu’au 15 novembre pour éviter les pénuries.
Ce que ça va changer pour vous
Il faut garder la tête froide. Cent millions de barils, c’est à peine plus d’une journée de consommation mondiale. L’effet sera d’abord psychologique : envoyer aux marchés le signal que les grandes puissances ne laisseront pas les prix s’envoler sans réagir. Une détente de quelques centimes par litre dans les prochaines semaines est plausible. Un retour aux prix d’avant-crise, non, tant que le détroit d’Ormuz restera fermé.
L’avis de Minute Actu
Le G7 fait ce qu’il faut, mais il achète du temps, pas une solution. Pour un automobiliste qui roule 15 000 kilomètres par an, la facture de carburant a déjà grimpé de près de 700 euros. Le vrai soulagement viendra de la diplomatie au Moyen-Orient, pas des réserves stratégiques.
3 points à retenir
- Le G7 va libérer jusqu’à 100 millions de barils de pétrole et de gazole en quatre mois.
- Emmanuel Macron estime que ces décisions devraient faire baisser les prix, après un gazole record à 2,41 euros.
- L’effet restera limité : c’est à peine plus d’une journée de consommation mondiale.






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