Le gouvernement durcit le ton. À l’issue d’une cellule interministérielle de crise à Matignon, Sébastien Lecornu a annoncé avoir demandé aux préfets d’instaurer des couvre-feux partiels et localisés, dès ce lundi soir, dans certains centres-villes touchés par les pillages du week-end.
Des couvre-feux plutôt que l’état d’urgence
Objectif affiché : la protection des biens et des commerces. Le Premier ministre a préféré cet outil ciblé à l’état d’urgence, jugé plus lourd, en évoquant une situation « géographiquement très disparate ». Les secteurs et les horaires concernés seront fixés par chaque préfet.
Les autres annonces
- Chômage partiel pris en charge à 100 % par l’État dès mardi pour les commerces pillés
- Une « réponse pénale massive », avec 200 enquêteurs mobilisés pour identifier les pillards
- Une réunion des chefs de partis, que Jordan Bardella et Marine Le Pen ont déjà annoncé boycotter
Selon le ministère de l’Intérieur, 2 397 personnes ont été interpellées à la suite du 17 octobre.
« Les forces de l’ordre ont bien travaillé »
Face aux critiques sur la gestion de la journée, Sébastien Lecornu a défendu les policiers et les gendarmes : « Les forces de l’ordre ont bien travaillé ». Et il assure : « Nous n’avons rien à cacher ». Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui avait présenté sa démission, reste en poste après le refus d’Emmanuel Macron.
L’avis de Minute Actu
Des couvre-feux en France en 2026 : le symbole est lourd, et il dit l’ampleur du choc. La mesure peut protéger les commerçants à court terme. Mais le gouvernement devra aussi répondre à la colère de fond, sans quoi les samedis de tension risquent de se succéder.
3 points à retenir
- Lecornu demande aux préfets des couvre-feux partiels et localisés dès ce lundi soir.
- Chômage partiel à 100 % pour les commerces pillés, 200 enquêteurs pour identifier les pillards.
- « Nous n’avons rien à cacher », assure le Premier ministre ; 2 397 interpellations après le 17 octobre.
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