La justice française a rendu un verdict mardi à Paris dans une affaire très médiatisée de cyberharcèlement visant l’influenceuse Maeva Ghennam. Six personnes ont été condamnées à des peines de six à huit mois de prison avec sursis pour avoir envoyé des insults et des menaces contre elle après une polémique sur les réseaux sociaux.
Parmi les messages injurieux figuraient des insultes choquantes comme « mangeuse de caca », « race de rat » ou encore « reste bien planquée à Dubaï », des propos jugés constitutifs de harcèlement moral en ligne.
Maeva Ghennam, suivie par des millions de personnes, n’était pas présente lors du procès. Elle vit actuellement à Dubaï et a expliqué dans le passé qu’un litige l’empêche de quitter les Émirats arabes unis.
Comment la situation a dégénéré
Les faits remontent à la fin de l’année 2023, après que Maeva Ghennam a exprimé publiquement son point de vue sur un conflit international. Cela a déclenché une vague de réactions extrêmement virulentes à son encontre sur les réseaux sociaux.
Selon les éléments du dossier, plusieurs individus ont récupéré son numéro de téléphone via des groupes privés sur des applications de messagerie. Ils ont ensuite envoyé des messages de haine, d’insultes et de menaces, parfois répétées plusieurs dizaines de fois par jour.
Face à cette avalanche de messages, Maeva Ghennam a décidé de porter plainte pour cyberharcèlement auprès des autorités françaises.
Des peines avec sursis et des sanctions complémentaires
Le tribunal correctionnel de Paris a jugé que les comportements des prévenus constituaient bien du harcèlement moral en ligne. Les six personnes reconnues coupables ont été condamnées à des peines de prison avec sursis allant de six à huit mois.
En plus du sursis, ils devront suivre un stage de sensibilisation à la lutte contre la haine en ligne à leurs propres frais. Ils ont également été condamnés à payer une amende solidaire collective de plusieurs milliers d’euros.
Un septième prévenu a été relaxé car le tribunal a estimé qu’il n’était pas responsable des messages qui lui étaient imputés.
Qui est Maeva Ghennam ?
Maeva Ghennam est une personnalité de télé-réalité française devenue influenceuse. Elle s’est fait connaître notamment grâce à sa participation à l’émission Les Marseillais, avant de bâtir une large communauté de plusieurs millions d’abonnés sur les réseaux sociaux.
Elle est aussi connue pour ses prises de position parfois polémiques et ses projets entrepreneuriaux dans la mode et la cosmétique.
Pourquoi cette affaire interpelle
Cette décision judiciaire rappelle que les insultes et les menaces sur Internet ont des conséquences légales. Les réseaux sociaux permettent une communication instantanée, mais ils ne doivent pas servir de terrain pour des attaques personnelles ou du harcèlement.
Les peines avec sursis ont été pensées pour être dissuasives, tout en prenant en compte l’absence d’antécédents judiciaires des condamnés.
Les 3 choses à retenir
- Six personnes ont été condamnées à six à huit mois de prison avec sursis pour cyberharcèlement envers Maeva Ghennam.
- Elles devront également suivre un stage de lutte contre la haine en ligne et payer une amende.
- L’affaire rappelle que les insultes et menaces sur Internet peuvent entraîner des sanctions pénales.














