Le mouvement ne compte pas s’arrêter. Deux jours après le 17 octobre, la coordination des Gilets jaunes à l’origine de la mobilisation a annoncé une nouvelle journée d’action partout en France le samedi 24 octobre, baptisée « acte II ». « Il y a clairement une énorme poussée », assurent ses porte-parole.
Un calendrier déjà fixé
- Samedi 24 octobre : acte II, partout en France
- Samedi 31 octobre : acte III
- Jeudi 5 novembre : jonction avec la journée nationale de grève appelée par les syndicats
Une carte publiée par les organisateurs recensait déjà 76 actions lundi. À Lyon, l’appel vise de nouveau la place Bellecour ; à Dijon, un rassemblement est prévu à 14 heures place de la Libération.
Les revendications
La coordination réclame des mesures contre la vie chère, une hausse des salaires, la défense des services publics, et la démission d’Emmanuel Macron. Elle revendique 800 000 participants le 17 octobre, quand le ministère de l’Intérieur en a compté 550 000.
Un acte II sous haute surveillance
La nouvelle date tombe au moment où le gouvernement instaure des couvre-feux partiels et promet une réponse pénale « massive », après 2 397 interpellations. Les préfets pourront interdire certains rassemblements.
L’avis de Minute Actu
La colère contre la vie chère est intacte, et l’allocution présidentielle ne l’a pas apaisée. Mais le 17 octobre a laissé un traumatisme : beaucoup de manifestants pacifiques hésiteront à revenir. Le succès de l’acte II dépendra de sa capacité à tenir les casseurs à distance.
3 points à retenir
- Les Gilets jaunes annoncent un acte II le samedi 24 octobre, puis un acte III le 31 octobre.
- Revendications : vie chère, salaires, services publics et démission de Macron.
- La date tombe en pleine période de couvre-feux partiels et de réponse pénale renforcée.
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