Une lycéenne de 17 ans en proie au harcèlement
Camélia, 17 ans, s’est donnée la mort le 13 janvier en gare de Villeparisis–Mitry-le-Neuf (Seine-et-Marne) après avoir été victime de harcèlement scolaire au lycée Honoré-de-Balzac à Mitry-Mory.
Ses proches affirment qu’elle était la cible de moqueries, de rumeurs et d’insultes depuis plusieurs semaines, ce qui l’a profondément fragilisée.
Les premiers éléments de l’enquête montrent que la direction de l’établissement avait été informée des faits par la famille, et que des élèves soupçonnés de harcèlement avaient déjà été convoqués.
Des derniers échanges poignants avec sa mère
Dans les heures précédant son geste, Camélia a envoyé plusieurs messages à sa mère qui montrent sa détresse.
Elle écrivait notamment qu’on lui avait dit qu’elle se « victimise » et qu’elle aurait une sanction disciplinaire.
Puis, à 16 h 46, quelques minutes avant son suicide, elle a envoyé ces derniers mots : « En tout cas, je t’aime et t’es la meilleure maman du monde ».
Ces échanges éclairent la douleur qu’elle ressentait juste après avoir été convoquée une seconde fois par le proviseur le jour de sa mort, sans que sa mère en soit prévenue.
Le rôle du proviseur mis en question
Selon le parquet de Meaux, la jeune fille avait été reçue le jour de son décès par le chef d’établissement, dans un contexte de harcèlement déjà signalé.
Dans cet entretien, la direction aurait renvoyé Camélia à une part de responsabilité dans ce qu’elle vivait, selon la famille.
Ce point est au cœur de la polémique :
La famille reproche au proviseur une mauvaise prise en charge de la situation, qui n’a pas apaisé les tensions ni protégé l’adolescente.
Plusieurs enquêtes ont été ouvertes :
- une pour déterminer les causes du suicide,
- une autre pour harcèlement scolaire ayant conduit à la mort, infraction lourde,
- et des volets distincts sur les menaces contre des personnels et harcèlement moral autour de l’établissement.
Une émotion et une mobilisation fortes
Depuis le drame, élèves, parents et riverains ont exprimé leur choc et leur colère.
Des rassemblements ont eu lieu devant le lycée, avec des messages forts contre le harcèlement scolaire.
Le rectorat a mis en place une cellule psychologique au sein de l’école pour accompagner les élèves et le personnel.
Les 3 choses à retenir
- Camélia, 17 ans, s’est suicidée le 13 janvier après avoir dénoncé des faits de harcèlement scolaire à Mitry-Mory.
- Ses derniers messages à sa mère révèlent sa détresse après une seconde convocation par la direction.
- Le rôle du proviseur et la gestion du harcèlement sont aujourd’hui au cœur des enquêtes judiciaires et administratives.














