L’Assemblée nationale a voté à l’unanimité une loi spéciale pour pallier l’absence d’un budget adopté avant la fin de l’année. Ce mardi 23 décembre 2025, 496 députés ont voté pour ce texte unique en son genre, aucun n’a voté contre. Cette loi donne la possibilité à l’État de continuer de financer ses opérations en attendant une vraie loi de finances pour 2026.
La situation intervient après deux mois et demi de débats intenses sur le budget, qui ont échoué à produire un accord complet entre l’Assemblée nationale et le Sénat.
Une solution d’urgence pour éviter un blocage
Face à cet échec budgétaire, le gouvernement a présenté ce texte comme une solution temporaire pour éviter un blocage des services publics et assurer la continuité des financements essentiels. La loi spéciale permet à l’État de percevoir les impôts déjà existants, lever des recettes et poursuivre les paiements courants au début de l’année 2026.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est exprimé à l’Assemblée après le vote. Il a expliqué que ce texte ne remplace pas un budget, mais qu’il offre une respiration nécessaire pour pouvoir reprendre les discussions budgétaires en janvier et parvenir à un accord durable.
L’unanimité malgré les divergences politiques
L’unanimité du vote surprend dans un contexte politique fragmenté. Deputés de gauche, de droite et du centre ont tous soutenu la loi spéciale. Les participants aux débats ont expliqué ce choix par une volonté commune d’éviter une interruption des services publics à un moment crucial de l’année.
Cependant, cette unité sur la loi spéciale ne masque pas les profondes divergences sur le fond du budget 2026. Le projet initial n’a pas réussi à convaincre toutes les forces politiques, notamment sur les recettes, les dépenses ou les priorités financières.
Une étape avant un vrai budget
Le texte voté doit maintenant être transmis au Sénat ce soir même pour une adoption finale. Si les sénateurs suivent la même logique, la loi spéciale entrera en vigueur avant le 1ᵉʳ janvier 2026. Cette étape évite au pays une situation comparable à un « shutdown » comme aux États-Unis, où l’absence de budget bloque complètement l’État.
Les discussions autour du vrai budget 2026 devraient reprendre en janvier, avec l’objectif d’aboutir à un texte complet qui finance toutes les missions de l’État, y compris les nouveaux investissements.
Les 3 choses à retenir
- L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une loi spéciale pour financer l’État en début 2026.
- Ce texte constitue une solution temporaire avant l’adoption d’un budget complet.
- Les débats budgétaires vont reprendre en janvier pour définir le budget 2026.














