Le président a choisi la contre-attaque. Depuis Doha, au Qatar, Emmanuel Macron s’en est pris ce mercredi, sans les nommer, à Donald Trump et à Benjamin Netanyahou, qui ont commenté les violences du 17 octobre. Il dénonce « des commentaires inacceptables autant que stupides » et « des dirigeants qui font campagne sur le dos de la France ».
« La France brûle »
Donald Trump avait publié sur Truth Social « La France brûle ! », en liant les violences à la politique migratoire française. Benjamin Netanyahou, lui, avait estimé que la France avait cédé face à l’islamisme radical. Emmanuel Macron évoque une « manipulation étrangère de l’information » et reproche à certains dirigeants de relayer des contenus générés par intelligence artificielle. Il assure toutefois qu’« à date, il n’y a pas d’ingérence étrangère visible » dans les événements.
Pas d’état d’urgence
Sur le fond, le chef de l’État juge que le retour à l’ordre « ne requiert pas l’état d’urgence » : « Il faut savoir raison garder. » Il promet que l’État fera tout pour « empêcher un retour des scènes inacceptables » samedi, annonce une réunion avec le renseignement et les ministres jeudi, et estime « légitimes » les inquiétudes de la jeunesse. Il a enfin défendu le maintien de sa tournée dans le Golfe, consacrée à l’énergie.
L’avis de Minute Actu
Répondre fermement à des dirigeants étrangers qui se servent des images de la France en flammes, c’est son rôle. Mais en le faisant depuis le Qatar, au troisième jour d’une tournée très critiquée, Emmanuel Macron prête le flanc à ceux qui lui reprochent d’être loin. Les Français jugeront surtout samedi, sur la capacité de l’État à tenir la rue.
3 points à retenir
- Depuis Doha, Macron dénonce des « commentaires inacceptables et stupides », visant Trump et Netanyahou.
- Il écarte l’état d’urgence et annonce une réunion avec le renseignement jeudi.
- Il juge « légitimes » les inquiétudes de la jeunesse et défend sa tournée dans le Golfe.
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