Deux visages pour une même journée. À Paris, environ 110 000 manifestants ont défilé ce samedi entre la place de la République et la place de Clichy, dans une foule compacte et largement calme. Mais en marge du cortège, les casseurs ont transformé plusieurs quartiers en zone de pillage.
Des commerces pillés
Selon la préfecture de police, les affrontements ont commencé dès 11 heures, avant même le départ du cortège. Les pillages se sont multipliés à partir de 17 heures autour de République et de Strasbourg-Saint-Denis. Un Monoprix et un McDonald’s ont été saccagés boulevard de Sébastopol, des boutiques SFR, Etam et un Franprix pillés à République, selon Le Monde. La préfecture parle de « casseurs d’opportunité ». Une barricade a été incendiée près du canal Saint-Martin.
L’Élysée et les Champs-Élysées visés
Un cortège sauvage a tenté de rejoindre les abords de l’Élysée avant d’être refoulé. En fin d’après-midi, plus de 300 manifestants se sont rassemblés en bas des Champs-Élysées, pourtant interdits. Le siège de CNews et d’Europe 1 a aussi été ciblé, avec 21 interpellations. La CRS 8, spécialisée dans les violences urbaines, a été déployée. À 18 heures, la préfecture comptait 191 interpellations dans la capitale.
La colère du maire
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, dénonce des rues entières « méthodiquement ravagées » et un bilan « d’ampleur immense ». Il condamne « avec la plus grande fermeté » les pillages et promet d’engager des moyens pour « réparer, nettoyer, remettre en ordre » la ville au plus vite.
L’avis de Minute Actu
Les Parisiens venus crier leur ras-le-bol de la vie chère ont été volés deux fois : par la hausse des prix, puis par des pilleurs qui ont confisqué leur journée. Piller un Franprix n’a rien d’un acte politique. Les commerçants qui balaieront leurs vitrines demain matin sont, eux aussi, des victimes de la vie chère.
3 points à retenir
- Environ 110 000 manifestants ont défilé à Paris, entre République et Clichy, dans le calme.
- En marge, des commerces pillés à République, Sébastopol et Strasbourg-Saint-Denis ; 191 interpellations à 18 heures.
- Le maire Emmanuel Grégoire dénonce des rues « méthodiquement ravagées ».
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