L’État sort les grands moyens. Pour la nouvelle journée de mobilisation de ce samedi 24 octobre, le ministre de l’Intérieur a annoncé le déploiement des militaires de l’opération Sentinelle, « pour libérer des policiers de leurs missions de garde statique ». Le GIGN et le RAID seront aussi mobilisés.
Les soldats ne feront pas de maintien de l’ordre
Le principe : les militaires prendront le relais devant les bâtiments sensibles, des missions de surveillance qui mobilisent habituellement des policiers. Les forces de l’ordre ainsi libérées pourront être engagées face aux cortèges et aux casseurs. Une façon de répondre à la proposition de Gabriel Attal, sans envoyer l’armée au contact des manifestants.
« Un schéma insurrectionnel »
Devant l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a promis un dispositif « massif » pour samedi. Le Premier ministre dénonce « un schéma insurrectionnel » planifié par des « groupuscules d’extrême gauche et de l’ultragauche ». Il reconnaît aussi des failles : « Notre renseignement a vu beaucoup de choses, mais pas tout. » Sur la colère lycéenne, il promet de « premières annonces » en début de semaine prochaine.
L’avis de Minute Actu
Le gouvernement a retenu la leçon du 17 octobre : pas question de se laisser déborder une deuxième fois. Mobiliser Sentinelle pour les gardes statiques est une solution habile, qui renforce la police sans militariser la rue. Mais un dispositif massif ne répond pas à la colère sur la vie chère, et c’est elle qui remplit les cortèges.
3 points à retenir
- Les militaires de Sentinelle seront déployés samedi pour libérer les policiers des gardes statiques.
- Sébastien Lecornu promet un dispositif « massif », avec le GIGN et le RAID.
- Il dénonce un « schéma insurrectionnel » de l’ultragauche et reconnaît des failles du renseignement.
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