Une affaire qui remonte à 2022
Marine Le Pen a été définitivement condamnée pour diffamation envers une association d’aide aux migrants, la Cimade, qu’elle avait accusée d’être complice de réseaux de passeurs.
La Cour de cassation a rendu son arrêt le 16 décembre 2025, rejetant le pourvoi de Marine Le Pen et confirmant ainsi la condamnation.
En janvier 2022, lors d’un entretien télévisé, Marine Le Pen avait affirmé que certaines associations humanitaires pouvaient être « parfois complices des passeurs » et avait visé particulièrement la Cimade pour ses actions à Mayotte.
Une condamnation confirmée dans toutes les instances
La justice avait déjà condamné Marine Le Pen pour ces propos :
- 500 € d’amende avec sursis, prononcés par la cour d’appel de Paris en septembre 2024.
- La Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant cette condamnation définitive en décembre 2025.
La plus haute juridiction a estimé que les propos tenus par Marine Le Pen dépassaient les limites admissibles de la liberté d’expression : assimiler l’action d’une association humanitaire à celle de passeurs de migrants porte atteinte à son honneur et à sa réputation.
Ce que décidèrent les juges
La justice a jugé que Marine Le Pen avait porté atteinte à l’honneur et à la considération de l’association en dénonçant la Cimade comme un acteur de l’immigration clandestine.
Être une personnalité politique n’excuse pas le dépassement des limites de la liberté d’expression, ont rappelé les magistrats.
Cette décision intervient alors que Marine Le Pen est déjà confrontée à d’autres procédures judiciaires, notamment pour des faits liés à l’affaire des assistants parlementaires européens.
Les 3 choses à retenir
- La Cour de cassation a confirmé la condamnation de Marine Le Pen pour diffamation envers la Cimade.
- Elle avait accusé l’association d’être complice de passeurs de migrants en 2022.
- Cette condamnation à 500 € d’amende avec sursis est désormais définitive.














