Le gouvernement durcit le ton à la veille de la mobilisation. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé ce vendredi que les grenades assourdissantes pourront de nouveau être utilisées par les forces de l’ordre lors de la journée du samedi 17 octobre.
Suspendues après le drame de Lens
Leur usage avait été suspendu le 7 octobre, après qu’un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée à Lens, en plein mouvement de blocus. Selon le ministre, cette suspension ne valait que « pour le mouvement lycéen », le temps de comprendre ce qui s’était passé. Elle ne s’appliquera donc pas samedi : « S’il devait y avoir des violences urbaines extrêmement graves en marge d’un cortège ou ailleurs, évidemment ce type d’armement peut être utilisé », a-t-il prévenu.
LBD et Taser aussi autorisés
Laurent Nuñez va plus loin : « dans un contexte extrêmement dégradé », toutes les armes intermédiaires pourront être employées, dont les LBD et les pistolets à impulsion électrique. Il rappelle qu’une grenade assourdissante n’est jamais utilisée quand une manifestation se déroule dans le calme. Le ministre s’attend à une mobilisation « assez importante », avec environ 500 actions envisagées dans le pays selon son entourage. Le Premier ministre convoquera samedi une cellule de crise.
L’avis de Minute Actu
Le gouvernement envoie un message clair aux casseurs : l’État ne désarmera pas ses policiers face à des émeutes. Mais le timing est risqué. Dix jours après une main arrachée, ressortir ces grenades, c’est offrir aux organisateurs un argument de mobilisation de plus. Tout se jouera samedi : au moindre nouveau blessé grave, la décision deviendra intenable.
3 points à retenir
- Les grenades assourdissantes pourront être utilisées samedi en cas de « violences urbaines extrêmement graves ».
- Leur usage avait été suspendu le 7 octobre après la main arrachée d’un lycéen de 15 ans à Lens.
- LBD et Taser sont aussi autorisés ; environ 500 actions sont envisagées en France samedi.
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