Alors que les stations-service sont prises d’assaut depuis plusieurs heures, le gouvernement tente d’éteindre l’incendie. Face aux craintes liées à la guerre au Moyen-Orient, le ministre de l’Économie Roland Lescure se veut clair.
« Il n’y a aucun risque d’approvisionnement à court terme, ni sur le gaz ni sur l’essence. »
Le message vise directement les automobilistes inquiets.
« Aucune raison de se ruer sur les stations-service »
Roland Lescure appelle au calme. Il insiste sur le fait que les stocks stratégiques sont sécurisés et que la France ne fait pas face à une rupture d’approvisionnement.
Il reconnaît des « incertitudes économiques » liées aux tensions au Moyen-Orient. Mais il affirme que cela ne signifie pas pénurie immédiate.
Le ministre met en garde contre les comportements de panique. Se précipiter en station peut créer des tensions locales inutiles.
Pourquoi la peur s’installe
La guerre entre Israël et l’Iran fait grimper les cours du pétrole. Les marchés redoutent une perturbation du détroit d’Ormuz.
Dès que le baril augmente, les prix à la pompe suivent. Les automobilistes anticipent donc une hausse.
Cette anticipation déclenche un phénomène bien connu. Plus les gens craignent la pénurie, plus ils stockent. Plus ils stockent, plus certaines stations se retrouvent temporairement à sec.
La peur devient alors auto-réalisatrice.
Le risque réel à court terme
À ce stade, aucune annonce officielle ne signale une rupture nationale de carburant. Les autorités rappellent que la France dispose de réserves stratégiques obligatoires.
Les éventuelles ruptures observées restent locales et temporaires. Elles proviennent surtout d’une hausse soudaine de la demande.
Le gouvernement surveille la situation de près. Il promet d’intervenir si nécessaire.
Un appel à la responsabilité
Roland Lescure veut éviter un emballement similaire aux crises précédentes. Il invite les Français à adopter un comportement rationnel.
Remplir des bidons en quantité peut aggraver les tensions. Cela peut aussi poser des risques de sécurité.
Pour l’instant, le mot d’ordre reste simple : pas de pénurie annoncée, pas de panique justifiée.
Les 3 choses à retenir
- Le ministre affirme qu’il n’y a aucun risque d’approvisionnement à court terme.
- Les tensions actuelles viennent surtout des craintes liées à la guerre au Moyen-Orient.
- Le gouvernement appelle les Français à ne pas se ruer dans les stations-service.














