Aujourd’hui, des perquisitions ont eu lieu au domicile de Rachida Dati, au ministère de la Culture et à la mairie du 7e arrondissement de Paris qu’elle dirige. Cette opération s’inscrit dans une enquête judiciaire pour corruption et trafic d’influence ouverte depuis octobre par le Parquet national financier. Les investigations touchent une ministre du gouvernement en pleine campagne municipale à Paris.
Une enquête judiciaire déjà ouverte
Les juges chargés de l’affaire cherchent à faire la lumière sur des faits présumés de corruption active et passive, trafic d’influence dans une organisation publique internationale, abus de confiance, détournement de fonds publics ainsi que recel et blanchiment. Ces chefs d’accusation s’inscrivent dans un dossier complexe qui remonte à plusieurs mois, avec des liens possibles entre des rémunérations perçues et des intérêts politiques ou économiques.
Selon les premiers éléments communiqués, les perquisitions ont ciblé plusieurs lieux liés à l’activité publique et privée de Rachida Dati. Les enquêteurs ont notamment fouillé son domicile personnel, des bureaux ministériels au ministère de la Culture et des locaux de la mairie du 7e arrondissement de Paris, dont elle est maire. Nice-Matin
Des interrogations autour de rémunérations non déclarées
L’affaire trouve ses origines dans des révélations antérieures portant sur des honoraires perçus lorsqu’elle était députée européenne, qui n’auraient pas été correctement déclarés. Ces rémunérations, suspectées d’avoir été versées par des acteurs économiques comme l’ancien groupe GDF Suez devenu Engie, ont déjà fait l’objet de révélations médiatiques et de soupçons de conflits d’intérêts.
Les perquisitions d’aujourd’hui ont été menées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). Ce type d’opération s’impose généralement lorsque des juges cherchent des documents, ordinateurs, téléphones ou preuves physiques pouvant appuyer ou infirmer des soupçons d’infractions graves.
Un contexte politique tendu
Cette opération intervient à moins de trois mois des élections municipales, un calendrier qui pourrait amplifier les répercussions politiques de cette affaire. Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate Les Républicains à la mairie de Paris, se trouve ainsi au centre d’une affaire judiciaire qui risque d’impacter sa campagne.
Jusqu’à présent, ni la ministre ni ses avocats n’ont publié de réactions officielles concernant ces perquisitions. Dans les enquêtes de ce type, la présomption d’innocence reste la règle juridique, mais la médiatisation rapide soulève déjà des débats sur la transparence et l’éthique en politique.
Les 3 choses à retenir
- Des perquisitions ont eu lieu aujourd’hui au domicile de Rachida Dati, au ministère de la Culture et à la mairie du 7e arrondissement.
- Elles s’inscrivent dans une enquête du Parquet national financier pour corruption, trafic d’influence et autres délits.
- L’affaire survient en pleine campagne municipale à Paris et risque d’avoir des répercussions politiques.














