Aujourd’hui, mardi 3 février 2026, Marine Le Pen comparaît en appel à Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement National (RN). Ce procès en appel n’est pas seulement juridique : il pourrait décider de son avenir politique, notamment de sa capacité à être candidate à l’élection présidentielle de 2027.
L’affaire remonte à mars 2025, lorsqu’un tribunal correctionnel avait condamné Le Pen à quatre ans de prison (dont deux avec sursis), une amende et surtout une interdiction de se présenter à toute élection pendant cinq ans. Cette inéligibilité, imposée avec effet immédiat, mettait directement en péril sa candidature en 2027.
Ce qui se passe aujourd’hui au procès
Ce matin, lors du procès en appel, le parquet a annoncé qu’il demanderait des peines d’inéligibilité étendues à l’encontre de Marine Le Pen et des autres prévenus.
L’avocat général a évoqué la responsabilité pénale des prévenus et a annoncé son intention de requérir des peines qui pourraient confirmer ou aggraver l’interdiction de candidature, sans exécution provisoire cependant.
Marine Le Pen nie toute faute intentionnelle et plaide notamment sa « bonne foi », argument repris tout au long des débats.
Les enjeux pour la présidentielle 2027
Ce procès est d’autant plus décisif qu’il se tient bien avant l’ouverture officielle de la campagne présidentielle de 2027. La décision de la cour d’appel est attendue cet été, ce qui laisse peu de marge avant que les candidatures ne soient définitivement validées.
Trois scénarios principaux se dessinent :
• Annulation de la condamnation : Le Pen redeviendrait éligible et pourrait être candidate.
• Confirmation de la condamnation sans peine d’inéligibilité : elle pourrait courir, mais devra gérer un contexte politique délicat.
• Confirmation de l’interdiction : elle serait empêchée de se présenter à la présidentielle, ouvrant la voie à un autre candidat RN.
Si l’interdiction était maintenue, le président du RN, Jordan Bardella, est envisagé comme remplaçant naturel pour porter l’étiquette du parti en 2027.
Une pression judiciaire et politique qui dépasse le tribunal
Ce procès illustre aussi une tension profonde entre justice et ambitions politiques en France. L’affaire est perçue par certains comme une mise à l’épreuve de l’indépendance judiciaire face aux leaders politiques puissants, alors que d’autres y voient une application stricte du droit.
Pour l’heure, la veille de ce réquisitoire général reste marquée par l’incertitude : la décision de la cour d’appel pourrait véritablement modifier le visage de la présidentielle de 2027 avant même que la campagne ne commence.
Les 3 choses à retenir
- Marine Le Pen est en procès en appel ce 3 février dans l’affaire des assistants parlementaires européens.
- Le parquet requiert des peines d’inéligibilité qui pourraient confirmer ou aggraver l’interdiction de candidature.
- L’issue du procès influencera directement sa possibilité d’être candidate à la présidentielle de 2027.













