La séquence, extraite d’un live et relayée par le compte d’information Cerfia, provoque un malaise. Le streameur Rayan PSN y lance : « Le 17, c’est war zone ! », en référence à la mobilisation prévue le samedi 17 octobre à Paris. Il appelle même à recruter des « chefs d’émeutes », notamment des personnes ayant déjà été placées en garde à vue.
Le « Bataclan » évoqué
Plus choquant encore, un autre participant à la discussion évoque le « Bataclan », en référence à la salle parisienne où 90 personnes ont été assassinées par des terroristes le 13 novembre 2015. Une allusion qui a provoqué une vague d’indignation, à quelques jours d’une mobilisation déjà sous haute tension. Le degré de sérieux de ces propos, tenus en direct sur un ton souvent provocateur, reste à établir, et Rayan PSN ne s’est pas exprimé publiquement depuis la diffusion de l’extrait.
Un 17 octobre sous tension
Des appels à une nouvelle mobilisation des gilets jaunes contre la hausse des carburants et la vie chère circulent depuis plusieurs semaines pour ce samedi. La journée tombe aussi dans le sillage du mouvement lycéen, marqué par des violences et près de 7 000 gardes à vue. Appeler publiquement à l’émeute peut constituer une provocation à commettre un délit, passible de poursuites, même lorsque les propos sont tenus en ligne.
L’avis de Minute Actu
Les streameurs ont aujourd’hui une audience que bien des médias leur envient, surtout chez les plus jeunes. Cela crée une responsabilité. Faire de l’émeute un divertissement, et plaisanter avec le souvenir du Bataclan, ce n’est ni de l’humour ni de l’engagement : c’est dangereux. Les plateformes et la justice ne peuvent pas laisser passer ce genre de propos sans réagir. La liberté d’expression ne couvre pas l’appel à la violence.
3 points à retenir
- Dans un live relayé par Cerfia, Rayan PSN lance « Le 17, c’est war zone ! » à propos de la mobilisation du 17 octobre.
- Il appelle à recruter des chefs d’émeutes, y compris des personnes déjà placées en garde à vue ; un participant évoque le Bataclan.
- Un appel public à l’émeute peut être poursuivi en justice comme provocation à commettre un délit.
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