Le drame que beaucoup redoutaient s’est produit. À Saint-Étienne, ce samedi 17 octobre, un manifestant de 17 ans a eu la main arrachée par une grenade lancée par les forces de l’ordre, en marge de la mobilisation contre la vie chère.
Ce que l’on sait
Selon les premiers éléments, le jeune homme se serait saisi de l’objet lancé par les policiers, qui a explosé dans sa main. Il a été grièvement blessé et pris en charge par les secours. Le modèle de la grenade n’est pas connu à ce stade. Une enquête a été confiée à l’IGPN, la police des polices.
Dix jours après Lens
Le choc est d’autant plus fort que la France a déjà vécu un drame identique : le 5 octobre, à Lens, un lycéen de 15 ans avait perdu une main, arrachée par une grenade de désencerclement. Laurent Nuñez avait alors suspendu les grenades assourdissantes pour le mouvement lycéen. Vendredi, le ministre de l’Intérieur les avait de nouveau autorisées pour la journée du 17 octobre, en cas de « violences urbaines extrêmement graves ».
L’avis de Minute Actu
Il faudra établir les circonstances exactes : quelle grenade, quel contexte, quelle violence autour. Mais deux mains arrachées en dix jours, à chaque fois sur un mineur, c’est un signal d’alarme. Le gouvernement devra s’expliquer sur une doctrine qui mutile, même face à des émeutiers.
3 points à retenir
- À Saint-Étienne, un manifestant de 17 ans a eu la main arrachée par une grenade des forces de l’ordre.
- Il aurait ramassé l’objet avant qu’il n’explose ; le modèle de la grenade n’est pas connu.
- L’IGPN est saisie, dix jours après un drame identique à Lens.
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