À partir de ce lundi 2 février, une nouvelle phase réglementaire s’ouvre pour les médias audiovisuels en vue des élections municipales des 15 et 22 mars 2026.
Les chaînes de télévision et les radios doivent désormais respecter des règles strictes de pluralisme et d’équité dans leur couverture de la campagne électorale, bien avant que celle-ci ne soit officiellement lancée.
Équité et pluralisme renforcés pour les médias
D’abord, la loi oblige les télévisions et radios à équilibrer le temps de parole entre les différentes formations politiques dès le 2 février.
Ce calcul repose sur plusieurs critères : résultats électoraux antérieurs, sondages, présence des candidats dans la vie politique… L’objectif est de garantir que aucun parti ou liste n’occupe de manière excessive l’antenne.
Pendant cette phase, toute apparition d’un candidat ou d’un soutien politique doit être couplée à celle des autres listes lorsqu’une commune est évoquée à l’antenne.
Pour les médias locaux, cela signifie aussi une présentation équilibrée des listes en présence, afin de respecter le pluralisme politique.
Un suivi hebdomadaire des temps de parole
Ensuite, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) réclame un suivi hebdomadaire des temps de parole.
Les chaînes et stations doivent transmettre ces relevés à Arcom dès le 16 février, puis chaque semaine jusqu’à la veille du second tour. Ce suivi permet de vérifier que l’équité est bien respectée.
Arcom rendra ces données publiques, renforçant ainsi la transparence entre les médias et les citoyens pendant toute cette période électorale.
Une période de réserve avant les scrutins
Par ailleurs, la législation prévoit une période de réserve pour les médias audiovisuel dès la veille de chaque tour de scrutin.
Cela signifie qu’aucun sondage, résultat ou commentaire de sondage ne peut être diffusé à l’antenne à partir de 0h00 la veille du vote — même si des images peuvent être montrées, elles ne doivent pas être accompagnées de commentaires.
Les premières estimations ne pourront être partagées qu’à partir de 20h00 le soir du scrutin, une fois les bureaux de vote fermés.
Réseaux sociaux et plateformes numériques
Enfin, bien que les règles d’équité du temps de parole ne s’appliquent pas directement aux réseaux sociaux ou aux plateformes numériques, le code électoral encadre leur usage.
Les publications partisanes ou messages politiques doivent toujours respecter le silence électoral et les interdictions liées aux sondages et à la propagande à l’approche du vote.
Les 3 choses à retenir
- Les médias audiovisuels doivent à partir du 2 février assurer un temps de parole équitable pour toutes les listes politiques.
- Arcom supervise le suivi hebdomadaire des temps de parole et publiera ces données.
- Une période de réserve interdit les sondages à l’antenne dès la veille de chaque tour.














