Dans le cadre du budget 2026, une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises a été votée en France pour taxer les multinationales les plus profitables. Mais TotalEnergies, première capitalisation boursière française, n’aura pas à la payer, a confirmé son PDG Patrick Pouyanné.
Cette décision surprend alors que le groupe affiche des résultats importants à l’échelle mondiale.
Pourquoi TotalEnergies échappe à cette surtaxe
La contribution exceptionnelle prend effet pour les exercices clos après le 31 décembre 2025, et s’applique uniquement aux entreprises ayant des bénéfices imposables en France.
Patrick Pouyanné a expliqué que TotalEnergies n’a pas réalisé de bénéfices en France en 2025 sur le périmètre fiscal national, notamment à cause des pertes fiscales cumulées dans ses activités de raffinage, structurellement à la peine sur le marché français.
« Ce n’est pas délibéré de notre part », a déclaré le dirigeant, ajoutant qu’ils préféreraient générer des bénéfices en France et donc payer l’impôt, mais que les pertes entraînent automatiquement l’absence de surtaxe.
Une recette qui devait rapporter des milliards
La contribution exceptionnelle vise à récupérer environ 7,3 milliards d’euros auprès des grandes entreprises dont le chiffre d’affaires excède 1,5 milliard d’euros. Elle devrait concerner près de 300 groupes en 2026.
Parmi elles, plusieurs grands noms du CAC 40 sont attendus pour verser des montants significatifs, comme LVMH, Safran, L’Oréal ou Airbus.
Ce que TotalEnergies continuera à payer
Même s’il échappe à cette surtaxe, TotalEnergies a précisé qu’il s’acquittera toutefois d’autres contributions, comme la taxe sur les rachats d’actions, à hauteur d’environ 170 à 175 millions d’euros pour 2025.
Ce montant reste modeste comparé aux bénéfices mondiaux du groupe, qui se sont élevés à plusieurs milliards de dollars en 2025, malgré une baisse due à la chute des cours du pétrole.
Les 3 choses à retenir
- TotalEnergies ne paiera pas l’impôt exceptionnel sur les bénéfices prévu dans le budget 2026, faute de bénéfices imposables en France.
- Le groupe a subi des pertes fiscales liées à ses activités de raffinage en France en 2025.
- Il versera néanmoins d’autres contributions comme la taxe sur les rachats d’actions.














