La France affiche désormais une position claire sur le traité du Mercosur. Sébastien Lecornu a déclaré que la France votera contre le traité du Mercosur, estimant que les conditions actuelles ne permettent pas de protéger les intérêts français. Le gouvernement assume un choix politique fort, dans un contexte européen déjà très tendu.
Une opposition politique assumée
Sébastien Lecornu justifie cette position par un déséquilibre majeur entre les exigences imposées aux producteurs français et celles appliquées aux pays du Mercosur. Il estime que les normes environnementales, sanitaires et sociales européennes ne sont pas suffisamment garanties dans l’accord actuel. Pour l’exécutif, accepter le traité du Mercosur en l’état reviendrait à fragiliser durablement des secteurs stratégiques.
L’agriculture au centre du refus
La question agricole reste le point de rupture. Les agriculteurs français dénoncent une concurrence qu’ils jugent déloyale, avec des produits importés soumis à des règles moins strictes. Le gouvernement reprend ces arguments et affirme qu’il ne signera aucun accord qui mettrait en difficulté les exploitations françaises. Cette ligne vise aussi à calmer une colère sociale qui s’installe sur le territoire.
Une décision lourde de conséquences en Europe
En annonçant que la France votera contre le traité du Mercosur, Paris complique sérieusement la dynamique européenne. L’accord nécessite un soutien politique large pour avancer, or plusieurs États restent divisés. Cette position française pourrait entraîner un report du vote, voire un blocage prolongé des négociations, alors que la Commission européenne espérait conclure rapidement.
Les 3 choses à retenir
- La France affirme qu’elle votera contre le traité du Mercosur en l’état.
- Le gouvernement met en avant la protection de l’agriculture française.
- Cette décision fragilise le calendrier européen de ratification.














