La bataille de la rue se prolonge sur le terrain politique. Au soir d’une journée émaillée de violences, le Premier ministre Sébastien Lecornu a haussé le ton : « Nous ne nous laisserons pas intimider ». Il apporte « tout » son soutien aux forces de l’ordre, qui ont affronté selon lui « une violence d’une extrême intensité ».
Le face-à-face Lecornu-Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon a salué « des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés » et jugé « lamentable » la stratégie de maintien de l’ordre, critiquant la focalisation sur les violences. La réponse du Premier ministre est tombée sur X : « Faire porter aux chefs de la police la responsabilité des violences, c’est une inversion dangereuse et cynique des responsabilités. »
Le RN tape sur LFI, les Écologistes sur la doctrine
Pour Jordan Bardella, seuls « les professionnels du chaos » étaient dans la rue, pas « la France du travail ». Marine Le Pen s’en est prise à La France insoumise. À gauche, Marine Tondelier appelle le gouvernement à « revoir » sa doctrine du maintien de l’ordre, qui met en danger « manifestants et policiers », au lendemain du retour des grenades assourdissantes et le jour d’une nouvelle main arrachée à Saint-Étienne.
L’avis de Minute Actu
Chacun lit la journée avec ses lunettes : le gouvernement voit des casseurs, LFI voit des manifestants pacifiques et une police brutale, le RN voit LFI derrière tout. La vérité est que les deux réalités ont coexisté. Mais à force de se renvoyer la faute, la classe politique en oublie la question de départ : la vie chère.
3 points à retenir
- Sébastien Lecornu : « Nous ne nous laisserons pas intimider », face à une violence « d’une extrême intensité ».
- Il accuse Jean-Luc Mélenchon d’une « inversion dangereuse et cynique » en mettant en cause la police.
- Bardella dénonce « les professionnels du chaos », Tondelier demande de revoir la doctrine du maintien de l’ordre.
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