Le procureur de la République de Meaux a annoncé que l’enquête pour harcèlement scolaire liée au suicide de Camélia, une lycéenne de 17 ans décédée en janvier dernier, a été classée sans suite, faute de pouvoir établir la responsabilité pénale de tiers.
Ce classement intervient plusieurs semaines après le drame, qui avait profondément choqué la communauté éducative et suscité une vague d’émotion dans toute la région.
Un drame suivi d’une plainte
Camélia s’était donné la mort le 13 janvier 2026 en s’allongeant sur les rails d’une gare de Seine-et-Marne, après avoir évoqué auprès de sa famille des situations de harcèlement scolaire dans son lycée à Mitry-Mory (Seine-et-Marne).
La famille avait déposé une plainte pour harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider, entraînant l’ouverture d’une enquête par le parquet de Meaux et de plusieurs investigations autour des circonstances du drame.
Une enquête judiciaire jugée complexe
Le procureur, Jean-Baptiste Bladier, a expliqué dans un communiqué que les investigations étaient rendues complexes par le grand nombre de personnes à entendre et par la difficulté de tracer une responsabilité pénale directe dans les faits allégués.
Face à ces obstacles, il a été décidé que l’enquête pour harcèlement ne permettait pas de caractériser avec certitude un lien juridique entre les comportements d’élèves ou de personnel et le suicide tragique de la jeune fille, d’où le classement sans suite de cette procédure.
Réactions et suite
Ce classement suscite de vives réactions chez certains proches et défenseurs de la lutte contre le harcèlement scolaire, qui estiment que la justice ne permet pas toujours d’établir clairement les effets psychologiques de ce fléau sur les victimes.
Pour autant, des enquêtes complémentaires ou des recours juridictionnels restent possibles si de nouveaux éléments étaient apportés à la justice.
Les 3 choses à retenir
- L’enquête pour harcèlement scolaire liée au suicide de Camélia a été classée sans suite pour absence de responsabilité pénale établie.
- La famille avait porté plainte après le décès de la jeune fille, qui avait évoqué un harcèlement au lycée.
- Le procureur souligne la complexité des investigations et appelle à la prudence dans l’interprétation des faits.














