Depuis le 2 juin 2025, la RATP a durci les sanctions contre la fraude dans les transports en commun franciliens. Parmi les nouveautés, l’amende pour non-validation d’un titre de transport dans le métro et le RER est désormais fixée à 70 € en paiement immédiat.
Cette mesure, destinée à lutter plus efficacement contre la fraude, suscite une vive réaction parmi les usagers, notamment lorsqu’ils estiment avoir été verbalisés alors que les valideurs étaient défaillants.
Une hausse des amendes qui pèse sur les voyageurs
La RATP a expliqué qu’elle souhaitait rendre la fraude plus dissuasive en alignant le montant forfaitaire immédiat sur une somme plus lourde pour toute absence de validation, qu’il s’agisse d’un ticket traditionnel ou d’un abonnement « Navigo ».
Ce changement intervient dans le cadre d’un plan de lutte contre la fraude piloté par Île-de-France Mobilités qui mobilise plusieurs centaines d’agents chaque jour sur l’ensemble du réseau.
Des valideurs défaillants, mais une sanction appliquée
Sur les réseaux sociaux et parmi les usagers verbalisés, la colère monte : certains voyageurs affirment avoir été sanctionnés même si les valideurs automatiques étaient hors service ou n’affichaient pas correctement la validation.
La FAQ d’Île-de-France Mobilités précise que, si le défaut de validation est dû à une panne de tous les valideurs d’une station ou d’une ligne et que cela peut être prouvé, aucune amende ne devrait être appliquée, à condition que le voyageur apporte une preuve de la panne.
Cependant, dans la pratique, rares sont les cas où cette preuve est acceptée facilement lors d’un contrôle, ce qui alimente le sentiment d’injustice chez les voyageurs verbalisés.
Une sanction lourde selon les circonstances
Le nouveau barème prévoit :
- 70 € en paiement immédiat pour non-validation d’un titre valide sur métro/RER.
- 120 € si l’amende est payée dans les 90 jours, puis jusqu’à 180 € au-delà de ce délai.
Avant cette réforme, l’amende pour non-validation était généralement plus basse, ce qui faisait de cette infraction une des plus fréquentes mais relativement peu coûteuse dans les transports parisiens.
Une mesure qui divise
Les usagers qui se plaignent de ces amendes jugent la mesure trop sévère, surtout quand des problèmes techniques (valideurs en panne, mauvaise lecture de pass dématérialisé, portes qui s’ouvrent malgré une non-validation…) semblent à l’origine de l’infraction.
Les défenseurs de la mesure affirment que cette sévérité est nécessaire pour réduire les pertes financières dues à la fraude, estimées à plusieurs dizaines de millions d’euros par an sur le réseau francilien.
Les 3 choses à retenir
- Depuis juin 2025, l’amende forfaitaire pour non-validation dans le métro/RER est de 70 € en paiement immédiat.
- Des voyageurs se plaignent d’avoir été verbalisés malgré des valideurs défaillants ou des pannes techniques.
- Si la panne peut être prouvée, il est possible de contester l’amende auprès de la CAF/IDF Mobilités.














