Le député européen Raphaël Glucksmann affirme avoir été la cible d’une opération de désinformation menée en vue de la présidentielle de 2027. Sur les réseaux sociaux, il indique avoir été informé par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qu’une campagne était attribuée au groupe Storm-1516, présenté par les autorités françaises comme lié au GRU, le renseignement militaire russe.
« Ce n’est qu’un début », a écrit l’eurodéputé, estimant que la campagne présidentielle sera marquée par des tentatives d’ingérence étrangères.
Une fausse vidéo au cœur de l’affaire
Selon Raphaël Glucksmann, l’opération reposait sur un faux site imitant le média Blast, des documents falsifiés, des voix générées par intelligence artificielle et une vidéo truquée mettant en scène sa compagne Léa Salamé ainsi que le journaliste Edwy Plenel. L’objectif, selon lui, était de diffuser une fausse information afin de nuire à son image.
Le média Blast a dénoncé une usurpation de son identité visuelle et annoncé des démarches judiciaires. Edwy Plenel avait également alerté publiquement sur cette fausse vidéo.
Une campagne attribuée au réseau Storm-1516
D’après Raphaël Glucksmann, le SGDSN lui a indiqué que cette opération était attribuée au réseau Storm-1516, déjà cité par les autorités françaises dans d’autres campagnes de désinformation. Une source sécuritaire française a confirmé à plusieurs médias qu’une opération de ce type avait bien été détectée, tout en précisant qu’elle avait eu une diffusion relativement limitée sur les réseaux sociaux.
Les autorités russes n’ont pas réagi publiquement à ces accusations.
Le vrai sujet
Au-delà du cas de Raphaël Glucksmann, cette affaire illustre les inquiétudes croissantes autour des ingérences informationnelles à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Les autorités françaises alertent régulièrement sur les campagnes de désinformation utilisant de faux médias, des contenus générés par intelligence artificielle et des usurpations d’identité pour tenter d’influencer le débat public. Les accusations visant le réseau Storm-1516 s’inscrivent dans ce contexte, mais elles devront continuer à être étayées par les enquêtes et les analyses des services compétents.
Les 3 choses à retenir
- Raphaël Glucksmann affirme avoir été visé par une opération de désinformation attribuée au groupe Storm-1516, présenté comme lié au renseignement militaire russe.
- La campagne reposait, selon lui, sur un faux média, des documents falsifiés et une vidéo truquée impliquant Léa Salamé et Edwy Plenel.
- Une source sécuritaire française confirme qu’une opération attribuée à ce réseau a été détectée, dans un contexte de vigilance renforcée avant la présidentielle de 2027.














