La sanction est lourde. Barbara Lefebvre, professeure d’histoire-géographie et chroniqueuse de l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC, a été exclue douze mois de l’Éducation nationale, dont six mois fermes sans salaire. Une sanction décidée à l’issue de la commission disciplinaire de l’académie de Versailles.
Deux griefs
L’administration lui reproche d’abord d’avoir cumulé ses deux activités sans autorisation : un fonctionnaire doit demander l’accord du rectorat avant d’exercer une activité rémunérée à côté, ce qu’elle n’aurait pas fait pour ses interventions à la radio. Le second grief porte sur des propos tenus à l’antenne le 8 avril 2024, qui lui ont valu une condamnation pour injure par le tribunal correctionnel de Paris, avec 1 000 euros d’amende. Selon plusieurs médias, il s’agissait d’une injure à caractère racial visant les gens du voyage.
Son recours rejeté en urgence
Barbara Lefebvre a aussitôt saisi le tribunal administratif de Versailles, en invoquant les difficultés financières liées à la perte de salaire et une possible double peine. Le 5 octobre, le juge des référés a rejeté sa demande. Le fond du dossier n’a pas encore été examiné. Ses soutiens dénoncent un « acharnement administratif » et une utilisation extensive du devoir de réserve.
L’avis de Minute Actu
Le cumul d’emplois sans autorisation est une faute réelle pour un fonctionnaire, et une condamnation pénale pour injure n’est pas anodine. Mais six mois sans salaire pour une enseignante, c’est une sanction rarissime, et elle tombe sur une voix médiatique connue pour ses positions tranchées. Le soupçon d’une sanction aussi politique que disciplinaire est inévitable. Pour être incontestable, l’Éducation nationale devra montrer qu’elle applique la même sévérité à tous ses agents, quelles que soient leurs opinions.
3 points à retenir
- Barbara Lefebvre est exclue 12 mois de l’Éducation nationale, dont 6 mois fermes sans salaire.
- En cause : un cumul d’emplois non autorisé et sa condamnation pour injure après des propos sur RMC.
- Son recours en urgence a été rejeté le 5 octobre ; le fond du dossier reste à juger.
Le Top 5 de la semaine
Les 5 infos qui ont marqué la semaine, expliquées en 2 minutes. Un e-mail par semaine, pas plus.







Réagir