Le drame venait à peine d’être connu que la bataille politique avait commencé. Après la fusillade de Trappes et La Verrière, qui a fait un mort et quatre blessés ce vendredi 23 octobre, les cadres de La France insoumise ont été parmi les premiers à parler d’un crime raciste.
« En fonction des couleurs de peau »
Sur X, le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a affirmé que le tireur avait choisi ses victimes « en fonction des couleurs de peau », et a apporté son soutien aux personnes visées. Le parquet national antiterroriste a effectivement retenu la circonstance aggravante raciste.
Un retournement après le 17 octobre
Le contexte rend cette prise de parole explosive. Depuis une semaine, LFI est accusée par le gouvernement et une partie de la droite d’avoir attisé les violences du 17 octobre, marquées par plus de 2 000 commerces pillés et une soixantaine de policiers blessés. Le mouvement dénonce un « bouc émissaire ». Pour ses opposants, le drame de Trappes lui offre l’occasion de retourner l’accusation et de reprendre l’offensive.
Le constat d’un mobile raciste dépasse d’ailleurs LFI : Gabriel Attal a lui aussi évoqué, en citant le parquet, des victimes ciblées en raison de leur couleur de peau.
L’avis de Minute Actu
Dénoncer un crime raciste est un devoir, et LFI a raison de le faire. Le problème est ailleurs : en politique, la rapidité ressemble vite à de l’opportunisme. Un mort et une enfant blessée méritent mieux qu’un match retour sur le 17 octobre. Toute la classe politique serait bien inspirée de s’en souvenir.
3 points à retenir
- Les cadres insoumis ont dénoncé dès la matinée un crime raciste à Trappes.
- Manuel Bompard affirme que le tireur a choisi ses victimes « en fonction des couleurs de peau ».
- Accusée pour le 17 octobre, LFI est soupçonnée par ses adversaires de récupération.
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