lundi 5 octobre 2026
En direct

413 établissements scolaires ont fait ou font l’objet d’actions ou de perturbations depuis ce matin en France, selon le ministère de l’Éducation nationale.

Société & débats

Blocus des lycées : 400 établissements à l’arrêt, la violence change la donne

Affrontements entre lycéens et forces de l’ordre devant un établissement
Crédit : Illustration générée par IA

Le week-end n’a rien apaisé. Ce lundi 5 octobre, la mobilisation lycéenne a repris avec une intensité rare, et le visage du mouvement a changé : moins de banderoles, beaucoup plus de violence. Selon le ministère de l’Éducation nationale, 413 établissements ont connu des actions ou des perturbations dès la matinée.

Des centaines de lycées fermés

Le ministre Édouard Geffray l’a reconnu : les cours ont été suspendus dans 400 à 500 établissements, partout où « les conditions de sécurité n’étaient pas réunies », soit pour des raisons matérielles, soit parce que les personnels étaient directement pris pour cible. En Île-de-France, plus de 160 lycées sont restés portes closes, plus d’un tiers du total. En Normandie, le recteur a maintenu 33 lycées fermés après les dégradations de la semaine dernière.

CompareVite : comparez, choisissez, économisez

Une matinée sous tension

À Paris, le lycée Vauquelin, dans le XIIIe arrondissement, a été visé par trois départs d’incendie devant son entrée. À Lens, un lycéen de 15 ans a perdu une main après l’explosion d’une grenade de désencerclement, un drame qui va peser lourd dans le débat. À Aix-en-Provence, on apprend qu’une femme d’une cinquantaine d’années a perdu un œil après avoir été touchée par une pierre jeudi dernier, en marge d’un rassemblement.

Retailleau veut juger les mineurs comme des adultes dès 15 ans

Sur le terrain politique, Bruno Retailleau a frappé fort en proposant d’abaisser la majorité pénale à 15 ans. Une mesure choc, qui répond à une partie de l’opinion exaspérée par les images de barricades, mais qui se heurte à un principe ancien du droit français : un mineur n’est pas un adulte, et la justice doit d’abord chercher à le réinsérer.

L’avis de Minute Actu

Le mouvement est à un tournant. Les revendications de départ, des classes moins chargées, des professeurs remplacés, des locaux décents, restent parfaitement audibles. Mais chaque incendie et chaque pierre lancée les rendent un peu plus inaudibles. Le gouvernement a désormais deux tentations : réprimer ou négocier. La première calmera peut-être la rue cette semaine. Seule la seconde évitera que la colère revienne au printemps.

3 points à retenir

  1. Cours suspendus dans 400 à 500 établissements ce lundi, dont plus de 160 lycées en Île-de-France.
  2. Un lycéen de 15 ans a perdu une main à Lens ; le lycée Vauquelin à Paris visé par trois départs d’incendie.
  3. Bruno Retailleau propose d’abaisser la majorité pénale à 15 ans.
Newsletter gratuite

Le Top 5 de la semaine

Les 5 infos qui ont marqué la semaine, expliquées en 2 minutes. Un e-mail par semaine, pas plus.

Réagir

Les commentaires sont relus par la rédaction avant publication. Les liens ne sont pas acceptés.

Votre nom et votre commentaire (et votre e-mail, facultatif) sont traités par SBD, éditeur de Minute Actu, pour publier et modérer les commentaires. Le nom et le commentaire sont affichés publiquement. Droits d’accès et de suppression : contact@minuteactu.fr. Politique de confidentialité

À lire aussi

Société & débats
Minute Actu : Tribunal Justice
Politique nationale

« Grand remplacement » : Aurore Bergé juge la théorie « fausse », mais pas raciste et déclenche une polémique

La déclaration surprend compte tenu de son portefeuille ministériel. Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, a affirmé sur CNEWS qu’elle ne considérait pas la théorie du « grand remplacement » comme raciste. Elle assure pourtant que cette théorie est « fausse »