mardi 6 octobre 2026
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Jean-Luc Mélenchon et plusieurs députés de La France insoumise viennent d’arriver à la manifestation des lycéens et étudiants à Paris.

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Blocus des lycées : tout comprendre au mouvement

Affrontements entre lycéens et forces de l’ordre devant un établissement
Crédit : Illustration générée par IA
En direct Blocus des lycées : le direct du mardi 6 octobre

La situation

Parti d’un lycée de Créteil fin septembre, le mouvement est devenu en quelques jours la plus forte mobilisation lycéenne depuis des années. Les lycéens dénoncent des professeurs non remplacés, des classes surchargées, des bâtiments vétustes et la pression de Parcoursup. Les étudiants les ont rejoints après l’annonce de nouveaux frais en BTS et en classe préparatoire.

Le 6 octobre, les cours étaient suspendus dans 891 lycées sur 3 700, et l’intersyndicale de l’éducation a rejoint la rue. Face à des violences inédites contre les établissements et à des gestes policiers visés par des enquêtes de l’IGPN, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé une suspension des cours jeudi et vendredi pour ouvrir le dialogue dans chaque lycée.

Les chiffres clés

  • 891lycées aux cours suspendus le 6 octobre, sur 3 700
  • 86 000manifestants le 6 octobre au matin, hors Paris (ministère de l’Intérieur)
  • 1 949interpellations en une seule journée, le 1er octobre
  • 85personnels éducatifs agressés, dont 34 proviseurs et adjoints
  • 190élèves et personnels blessés au 5 octobre (ministère)
  • 40universités environ fermées le 5 octobre

La chronologie

  1. Fin septembre

    Les premiers blocus partent de Créteil, autour des professeurs non remplacés et des classes surchargées.

  2. 1er octobre

    Plus de 900 actions en France, 1 949 interpellations en une journée et une trentaine de campus mobilisés.

  3. 2 octobre

    Les préfectures interdisent les rassemblements devant les établissements fermés. Le youtubeur Squeezie juge les revendications « plus que légitimes ».

  4. 5 octobre

    400 à 500 lycées suspendent leurs cours. À Lens, un lycéen de 15 ans a la main arrachée par une grenade de désencerclement : l’IGPN est saisie. Bruno Retailleau propose d’abaisser la majorité pénale à 15 ans.

  5. 6 octobre

    Acte III : grande journée de manifestations avec les syndicats enseignants, 891 lycées touchés. La CNCDH dénonce un usage disproportionné de la force. Sébastien Lecornu annonce la suspension des cours jeudi et vendredi.

  6. 8 et 9 octobre

    À venir : cours suspendus dans les lycées pour « un temps de démocratie interne », avec des emplois du temps banalisés.

Vos questions

Pourquoi les lycéens bloquent-ils leurs établissements ?

Ils réclament le remplacement des professeurs absents, des classes moins chargées, des bâtiments rénovés et chauffés, et moins de pression avec Parcoursup. Les étudiants protestent aussi contre de nouveaux frais : 178 euros par an en BTS pour les non-boursiers, 270 euros en classe préparatoire.

Les cours sont-ils suspendus cette semaine ?

Oui. Le Premier ministre a annoncé la suspension des cours jeudi 8 et vendredi 9 octobre dans les lycées, pour « un temps de démocratie interne » : les emplois du temps sont banalisés pour ouvrir le dialogue dans chaque établissement.

Combien de lycées sont touchés ?

Le 6 octobre, les cours étaient suspendus en totalité ou en partie dans 891 lycées sur 3 700, soit environ un sur quatre, selon le ministère de l’Éducation. L’Union syndicale lycéenne revendique, elle, 1 800 établissements bloqués.

Que s’est-il passé à Lens ?

Le 5 octobre, un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade de désencerclement près du lycée Auguste-Béhal. Le parquet de Béthune a confié l’enquête à l’IGPN. On ne sait pas encore s’il a ramassé la grenade ou si elle a été lancée vers lui.

La France insoumise est-elle derrière le mouvement ?

Le gouvernement accuse LFI de vouloir « déstabiliser le pays » et d’entretenir une ambiguïté sur la violence. LFI répond qu’elle soutient une mobilisation née des lycéens eux-mêmes. Le mouvement est porté par les syndicats lycéens et, depuis le 6 octobre, par l’intersyndicale de l’éducation.

Que propose le gouvernement ?

Un plan en cinq points, avec des décisions attendues d’ici la fin octobre sur les remplacements et les postes d’enseignants, la rénovation des bâtiments et Parcoursup. Le ministre Édouard Geffray promet une réponse sous huit jours aux lycées touchés par le non-remplacement des professeurs.

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