C’était l’invitée surprise de la journée. Ce mardi 13 octobre, pour l’« acte V » du mouvement lycéen, Greta Thunberg est venue soutenir les élèves mobilisés devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, l’un des épicentres de la contestation en Seine-Saint-Denis.
« Reprendre possession de leur avenir »
Interrogée sur place, la militante suédoise du climat a expliqué que les lycéens voulaient « reprendre possession de leur avenir, parce qu’ils ne sont pas inclus dans la conversation ». Avant de lancer : « Nous n’allons pas abandonner ». Une prise de parole qui offre au mouvement une visibilité internationale, à l’heure où il s’essouffle.
Un mouvement en net recul
Car les chiffres sont sans appel. Selon le ministère de l’Éducation, environ 214 lycées étaient fermés ce mardi, contre 224 le 8 octobre et 800 au pic du 6 octobre. Les manifestations se sont déroulées sans incident notable, selon la police. À Paris, une vingtaine d’avocats ont formé une « chaîne humaine en robe » pour protéger les lycéens d’éventuelles violences. Des blocages ont aussi été signalés à Montpellier, Rennes, Marseille et Bayonne. L’Union syndicale lycéenne réclame toujours la fin de Parcoursup et un plan de 10 milliards d’euros, et demande à être reçue par Sébastien Lecornu.
L’avis de Minute Actu
La venue de Greta Thunberg est un joli coup médiatique, mais elle en dit long sur l’état du mouvement : quand on fait appel aux célébrités, c’est souvent que la rue se vide. Surtout, la militante du climat n’a rien à voir avec les revendications des lycéens français, qui portent sur les profs absents et Parcoursup. Le mouvement a besoin de réponses du gouvernement, pas de parrains venus de l’étranger.
3 points à retenir
- Greta Thunberg a soutenu les lycéens devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis : « Nous n’allons pas abandonner ».
- Le mouvement reflue : 214 lycées fermés ce mardi, contre 800 au pic du 6 octobre.
- Les lycéens réclament toujours 10 milliards d’euros et la fin de Parcoursup.
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