La séquence a fait le tour des réseaux en quelques heures. Venue soutenir les lycéens devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, Greta Thunberg a repris en riant le slogan devenu culte du mouvement : « Bismillah, c’est les ténèbres ». Avant d’enchaîner avec le « six-seven », le geste à la mode chez les adolescents.
D’où vient « Bismillah, c’est les ténèbres » ?
En quelques jours, la phrase est devenue le cri de ralliement des lycéens mobilisés. Selon franceinfo, elle viendrait de messages Snapchat attribués à des policiers qui auraient tenté de se faire passer pour des élèves afin d’infiltrer des groupes organisant des blocages. Aucune preuve n’a toutefois permis d’en identifier l’auteur. Reprise avec ironie, elle s’est transformée en mot de passe générationnel, scandé dans les cortèges et décliné en chansons.
Une militante qui divise
Keffieh sur les épaules, la militante suédoise du climat a été accueillie comme une star par les lycéens. Mais sa présence agace une partie de l’opinion, qui juge qu’une figure étrangère n’a pas à s’inviter dans un mouvement portant sur l’école française, et qu’elle reprend sans comprendre un slogan à la connotation religieuse.
L’avis de Minute Actu
Greta Thunberg a parfaitement compris les codes de l’époque : un slogan viral, un geste TikTok, et la vidéo fait des millions de vues. Mais derrière la séquence amusante, il y a un malaise. Reprendre un slogan dont on ignore l’origine et le sens, dans un mouvement qui n’est pas le sien, relève plus du coup de communication que du soutien sincère. Les lycéens méritaient mieux qu’une figurante de luxe.
3 points à retenir
- Greta Thunberg a repris « Bismillah, c’est les ténèbres » au blocus du lycée Paul-Éluard de Saint-Denis.
- Elle a aussi fait le « six-seven », le geste viral chez les adolescents.
- Le slogan viendrait, selon franceinfo, de messages attribués à des policiers infiltrés, une origine non prouvée.
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