Louis Boyard ne s’en cache pas, il le revendique. Le député LFI du Val-de-Marne a commenté sur X la présence des drapeaux palestiniens dans les mobilisations : « Dans les mobilisations, il y a beaucoup de drapeaux palestiniens. La Palestine est devenue le symbole de toute une génération qui ne supporte plus les injustices. Si nous réussissons à prendre le pouvoir, alors nous serons un appui pour les Palestiniens. »
Un drapeau omniprésent dans les blocus
La remarque n’arrive pas par hasard. Depuis le début du mouvement lycéen, fin septembre, le drapeau palestinien est devenu l’un des visuels les plus visibles devant les établissements bloqués, alors que la cause palestinienne ne figure dans aucune des revendications officielles des organisations lycéennes. Louis Boyard, lui, est présent sur le terrain depuis les premiers jours : l’une de ses publications sur les blocus a dépassé le demi-million de vues.
Récupération ou conviction ?
Pour ses adversaires, la déclaration confirme une instrumentalisation de la colère lycéenne au profit d’un combat politique étranger aux revendications scolaires. Pour ses soutiens, elle ne fait que décrire une réalité : une partie de la jeunesse a grandi avec les images de Gaza sur son téléphone. Le député, l’un des plus suivis de l’Assemblée sur les réseaux sociaux, assume en tout cas de faire de la Palestine un marqueur de sa génération.
L’avis de Minute Actu
Louis Boyard a le mérite de la franchise : il dit tout haut ce que beaucoup constatent devant les lycées. Mais en reliant les blocus à son projet de « prendre le pouvoir », il prête le flanc aux accusations de récupération et brouille un mouvement né de revendications scolaires. Le risque est réel : que la cause des lycéens disparaisse derrière un drapeau qui n’est pas le sien.
3 points à retenir
- Pour Louis Boyard, « la Palestine est devenue le symbole de toute une génération ».
- Le député LFI promet d’être « un appui pour les Palestiniens » si son camp prend le pouvoir.
- La cause palestinienne ne figure dans aucune revendication officielle des organisations lycéennes.
Le Top 5 de la semaine
Les 5 infos qui ont marqué la semaine, expliquées en 2 minutes. Un e-mail par semaine, pas plus.







Réagir