La guerre des gauches monte d’un cran. Interrogé ce lundi 26 octobre sur TF1 sur son absence des cortèges de ces dernières semaines, Raphaël Glucksmann a dénoncé une « campagne de harcèlement de La France insoumise » contre lui, qui l’empêcherait de participer aux manifestations.
« Une hostilité organisée »
« Tous les événements qu’on organise sont troublés par des militants de La France insoumise », affirme le candidat du Parti socialiste et de Place publique, qui parle d’une « hostilité organisée ». Il se dit « en soutien » aux jeunes mobilisés, mais « pas dans les rues ». Il cite plusieurs chahuts, lors d’un rassemblement féministe après sa victoire à la primaire, puis à Paris la semaine dernière. Dès vendredi, il avait prévenu qu’on ne pouvait pas « faire campagne six mois de cette façon ».
Bompard : « Ce n’est pas vrai »
Sur LCI, le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a balayé l’accusation : Glucksmann « ne devrait pas dire ça, parce que ce n’est pas vrai tout simplement ». Il lui reproche de chercher la confrontation avec les insoumis et assure qu’il n’est pas son « adversaire » dans la campagne présidentielle.
Le candidat socialiste est régulièrement conspué par une partie de la jeunesse, autrefois l’une de ses bases.
L’avis de Minute Actu
Un candidat qui ne peut plus se montrer dans un cortège de gauche, c’est un signal inquiétant pour toute la campagne. Que l’hostilité soit organisée ou spontanée, le résultat est le même : à six mois de la présidentielle, la gauche se fait la guerre à elle-même.
3 points à retenir
- Raphaël Glucksmann dénonce une « campagne de harcèlement » de LFI contre lui.
- Selon lui, tous ses événements sont troublés par des militants insoumis.
- Manuel Bompard dément : « Ce n’est pas vrai tout simplement ».
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