Un déjeuner pour éviter la guerre des droites. Bruno Retailleau, président des Républicains, et David Lisnard, maire de Cannes, se sont retrouvés à table cette semaine à l’initiative de Robert Ménard, le maire de Béziers, qui y a lui-même participé, rapporte Le Parisien. Au menu : une candidature unique de la droite en 2027.
« Il y en a un qui devra se retirer »
Les deux hommes partagent le même électorat et le même constat : deux candidatures rivales au premier tour condamneraient la droite. Bruno Retailleau l’a dit sans détour le 15 octobre : « Il y en a un qui devra évidemment se retirer ». Reste à savoir lequel, et comment le choisir.
Aucun accord n’a été annoncé à l’issue du repas. Robert Ménard, qui se pose en entremetteur, dit vouloir éviter que les deux hommes se retrouvent face à face dans les urnes.
La primaire, toujours sur la table
David Lisnard plaide depuis des mois pour une primaire de la droite et du centre, une option dont Édouard Philippe ne veut pas entendre parler. Dans les sondages, les deux prétendants restent loin derrière : 6 % pour Lisnard et 5 % pour Retailleau dans l’enquête Ifop-Fiducial du 14 octobre.
La pression vient aussi de l’extérieur : le 21 octobre, Éric Ciotti les a sommés de s’effacer derrière Marine Le Pen.
L’avis de Minute Actu
À 5 et 6 %, aucun des deux ne peut se permettre de partager un électorat déjà étroit. Que ce soit Robert Ménard, venu des marges de la droite, qui organise la médiation en dit long sur l’état des Républicains. Sans règle claire pour départager les deux hommes d’ici le printemps, la droite risque d’arriver divisée au pire moment.
3 points à retenir
- Bruno Retailleau et David Lisnard ont déjeuné ensemble à l’initiative de Robert Ménard.
- Objectif : éviter deux candidatures rivales à droite en 2027 ; aucun accord annoncé.
- Lisnard pousse pour une primaire ; les deux hommes sont à 6 % et 5 % dans les sondages.
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