Nouvelle alerte dans l’enseignement supérieur. Selon le syndicat étudiant UNI, un professeur de droit de l’université Paris-Est Créteil (UPEC) aurait été victime de propos antisémites en plein cours, alors qu’il enseignait à distance en raison des blocages qui touchent l’établissement.
L’UNI demande des sanctions
L’organisation apporte son soutien à l’enseignant et demande à la présidence de l’université de déposer plainte et d’exclure les responsables. Les circonstances exactes, la nature des propos et l’identité de leurs auteurs n’ont pas été rendues publiques à ce stade, et l’université ne s’est pas encore exprimée. Le cours se déroulant en visioconférence, les échanges pourraient toutefois avoir été enregistrés, ce qui faciliterait une éventuelle enquête.
Un climat lourd sur les campus
L’affaire intervient dans une semaine particulièrement tendue. Trois ans après le 7-Octobre, les actes antisémites restent à un niveau très élevé en France, et les universités sont régulièrement le théâtre d’incidents. Mercredi encore, devant Sciences Po, une femme qui brandissait un drapeau israélien a été prise à partie, selon CNews. Un rapport du Sénat avait déjà dénoncé, en 2024, un climat dégradé dans l’enseignement supérieur et appelé à sanctionner systématiquement ces actes.
L’avis de Minute Actu
Si les faits sont confirmés, ils sont graves et appellent une réponse immédiate. Un enseignant doit pouvoir faire cours sans être insulté pour ce qu’il est. Les universités ont trop souvent réagi par des communiqués prudents plutôt que par des sanctions. Ici, la présidence de l’UPEC a une occasion simple de montrer l’exemple : porter plainte et faire la lumière, vite et publiquement.
3 points à retenir
- Selon l’UNI, un professeur de droit de l’UPEC aurait subi des propos antisémites pendant un cours à distance.
- Le syndicat demande à l’université de porter plainte et d’exclure les responsables.
- L’affaire survient dans un climat tendu sur les campus, trois ans après le 7-Octobre.
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