Les marchés tirent la sonnette d’alarme. Après le week-end d’émeutes, le taux d’emprunt de la France à 10 ans a flambé à 4,96 % ce mardi, contre 3,43 % pour l’Allemagne, rapporte BFM Business. Les ventes d’obligations françaises deviennent « massives ».
Un écart inédit depuis 2012
L’écart entre les deux pays, le fameux « spread », atteint 153 points de base. Un niveau jamais observé depuis janvier 2012, en pleine crise des dettes souveraines européennes. Concrètement, les investisseurs exigent une prime de plus en plus forte pour prêter à la France, jugée plus risquée que son voisin.
Pourquoi c’est grave
Chaque hausse du taux renchérit le coût de la dette pour l’État, donc pour les contribuables. La France, déjà très endettée, devra consacrer davantage d’argent aux intérêts, au détriment d’autres dépenses. Les violences du 17 octobre, la crise politique et l’absence de réponse claire du pouvoir alimentent la défiance. Le même jour, la Cour des comptes alertait sur le déficit de la Sécurité sociale, qui se creuse encore à 21,8 milliards d’euros.
L’avis de Minute Actu
Les marchés ne votent pas, mais ils sanctionnent. Un pays où les mairies brûlent et où le gouvernement semble débordé inquiète ceux qui lui prêtent de l’argent. Le vrai coût des émeutes ne se compte pas seulement en vitrines brisées : il se paiera aussi en intérêts de la dette.
3 points à retenir
- Le taux d’emprunt de la France à 10 ans flambe à 4,96 %, contre 3,43 % pour l’Allemagne.
- L’écart atteint 153 points de base, un niveau inédit depuis janvier 2012.
- Une dette plus chère pour l’État, sur fond de violences et de crise politique.
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