mardi 6 octobre 2026
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« Nous sommes au bord de la crise financière » : Gérard Larcher sonne l’alarme

Gérard Larcher prononce un discours dans l’hémicycle du Sénat
Crédit : Illustration générée par IA · Pourquoi ?

Quand le deuxième personnage de l’État choisit ces mots, ce n’est plus un avertissement de routine. « Nous sommes au bord de la crise financière », a lancé ce mardi Gérard Larcher sur BFMTV. Le président du Sénat, d’ordinaire tout en rondeur, a rarement été aussi direct sur l’état des comptes publics.

Des taux au plus haut depuis 2002

Le constat repose sur des chiffres que les marchés regardent chaque matin. Les taux auxquels la France emprunte ont atteint leur plus haut niveau depuis 2002, et l’écart avec l’Allemagne, le fameux « spread », continue de se creuser. Concrètement, chaque point de taux supplémentaire alourdit la charge de la dette de plusieurs milliards d’euros par an, autant d’argent qui ne finance ni les écoles, ni les hôpitaux, ni l’armée.

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Gérard Larcher émet aussi de sérieuses réserves sur le budget présenté par le gouvernement, notamment sur les hausses d’impôts qu’il contient. Pour le sénateur des Yvelines, la France ne peut plus régler ses problèmes en prélevant davantage : elle doit d’abord réduire ses dépenses.

Le Wall Street Journal enfonce le clou

La coïncidence n’en est pas une. Le même jour, le Wall Street Journal consacre sa une à la situation française, avec une formule cruelle : « L’appétit de la France pour l’argent magique s’est transformé en une bombe d’endettement ». Quand le grand quotidien économique américain s’empare du sujet, ce sont les investisseurs du monde entier qui lisent. Et ce sont eux qui fixent, au bout du compte, le prix auquel la France se finance.

L’avis de Minute Actu

Le mot « crise » est lâché, et il faut le prendre au sérieux. La France n’est pas la Grèce de 2010, son économie reste solide et sa signature recherchée. Mais elle a perdu ce qui la protégeait : la confiance aveugle des marchés. Pendant des années, chaque gouvernement a repoussé l’effort au suivant. L’alerte de Gérard Larcher dit une chose simple : le temps de repousser est terminé. Reste à savoir qui, à six mois de la présidentielle, aura le courage de le dire aux électeurs.

3 points à retenir

  1. Gérard Larcher alerte : « Nous sommes au bord de la crise financière ».
  2. Les taux d’emprunt français sont au plus haut depuis 2002 et l’écart avec l’Allemagne se creuse.
  3. Le Wall Street Journal fait sa une sur la « bombe d’endettement » de la France.
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