Une maladresse qui embarrasse la gauche radicale allemande. Elif Eralp, tête de liste de Die Linke et favorite pour devenir maire de Berlin, a confié avoir « peur » de certains militants propalestiniens proches de son parti, dans des notes internes envoyées par erreur au magazine Spiegel.
Une interview qui tourne mal
Son équipe a renvoyé au Spiegel la version relue d’une interview, sans effacer les commentaires internes. On y lit qu’Eralp et son mari ont « peur de ces gens », en référence à un militant propalestinien, Ibrahim Ibrahim, présent lors de la soirée électorale du parti à Neukölln. Elle dit craindre pour sa sécurité et celle de sa famille, évoquant des personnes qui auraient, selon elle, des liens avec le Hamas.
Le Spiegel assume
Son équipe avait demandé au magazine de tenir compte de ses intérêts de sécurité. Le Spiegel a choisi de publier, en invoquant la « portée politique » de ces propos. Selon Politico, Elif Eralp envisagerait une action en justice. L’élu écologiste Konstantin von Notz s’est dit « profondément troublé » qu’une responsable politique doive craindre pour sa famille.
L’avis de Minute Actu
Que la favorite d’un parti de gauche dise en privé avoir peur de militants de son propre camp, c’est une révélation politique majeure. La question n’est plus la fuite, mais pourquoi Die Linke tolère dans son entourage des gens qui font peur à sa propre candidate.
3 points à retenir
- Elif Eralp, favorite à la mairie de Berlin, a confié avoir « peur » de militants proches de son parti.
- Ses notes internes ont été envoyées par erreur au Spiegel, qui les a publiées.
- Elle évoque des personnes ayant, selon elle, des liens avec le Hamas et craint pour sa famille.
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