Le samedi de tous les dangers. Pour l’acte III de la mobilisation contre la vie chère, ce samedi 31 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a prévenu les préfets dans un courrier : le risque de violences urbaines est « très élevé », du début de soirée jusque tard dans la nuit, au moment où les cortèges croiseront les fêtes d’Halloween.
Ce que craignent les autorités
Des appels à se rassembler dans les centres-villes à partir de 20 heures circulent sur les réseaux sociaux, avec la crainte de « cortèges sauvages », de pillages et d’affrontements, comme lors des nuits des 17 et 24 octobre. Les préfets doivent surveiller ces appels et sont incités à interdire ces rassemblements.
Le dispositif et les interdictions
- Environ 70 000 policiers et gendarmes mobilisés, repos suspendus, unités spécialisées pour la nuit
- Paris : la préfecture a refusé le parcours Bastille-Nation de l’intersyndicale et celui des Gilets jaunes vers la Concorde ; un recours est en cours
- Rennes : manifestation de nouveau interdite dans le centre-ville
- Le Mans : interdictions en centre-ville et couvre-feu
- Lyon : cortège autorisé à 14 h, de la Manufacture des Tabacs à Jean-Macé, hors hypercentre
Masques d’Halloween : ce que dit la loi
Se déguiser et se masquer pour Halloween reste autorisé. En revanche, dissimuler son visage pour manifester ou lors de troubles à l’ordre public est interdit et passible d’une amende, voire de poursuites pénales en cas de violences.
L’avis de Minute Actu
Mélanger une journée de colère sociale et une nuit traditionnellement agitée, c’est le scénario que redoutent tous les policiers. Samedi soir, la vraie bataille ne se jouera pas dans les cortèges, mais dans les rues après 20 heures.
3 points à retenir
- Laurent Nuñez juge le risque de violences « très élevé » samedi soir, avec Halloween.
- Environ 70 000 forces de l’ordre mobilisées ; interdictions à Paris, Rennes, Le Mans.
- Se masquer pour manifester est interdit, même le soir d’Halloween.
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