mardi 6 octobre 2026
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Jean-Luc Mélenchon et plusieurs députés de La France insoumise viennent d’arriver à la manifestation des lycéens et étudiants à Paris.

Société & débats

Lecornu suspend les cours en fin de semaine pour « un temps de démocratie interne » dans les lycées

Sébastien Lecornu au pupitre lors d’un point de situation à Matignon
Crédit : Illustration générée par IA · Pourquoi ?

Le gouvernement change de pied. Après une semaine de blocus et de heurts, Sébastien Lecornu a annoncé ce mardi une suspension des cours jeudi et vendredi dans les lycées, afin de permettre « un temps de démocratie interne ». Chaque équipe de direction pourra organiser un moment d’échange entre élèves, enseignants et personnels, à la place des cours.

Près d’un lycée sur quatre touché

La décision tombe au pic de la mobilisation. Ce mardi, les cours ont été suspendus, en totalité ou en partie, dans 891 des 3 700 lycées du pays, selon les chiffres officiels. Les syndicats lycéens revendiquent, eux, 1 800 établissements bloqués. Le ministère de l’Intérieur a compté 86 000 manifestants dans toute la France. Le Premier ministre a aussi dénoncé l’agression de 85 personnels éducatifs, dont 34 proviseurs et adjoints.

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Un plan en cinq points, des décisions d’ici la fin du mois

Sébastien Lecornu ne se contente pas de la pause. Il a adressé à ses ministres une feuille de route en cinq points, avec des arbitrages attendus avant la fin du mois sur les remplacements et les postes d’enseignants, la rénovation des bâtiments scolaires et l’amélioration de Parcoursup. Autrement dit, les revendications portées depuis le début par les lycéens.

Lecornu charge LFI, Panot dénonce des « gesticulations »

À l’Assemblée, lors des questions au gouvernement, le ton a été tout autre. Le Premier ministre a accusé La France insoumise d’avoir un agenda politique : « déstabiliser le pays » avant la présidentielle de 2027, en entretenant une « ambiguïté » sur la violence. « Nous ne vous laisserons pas réussir », a-t-il lancé. Mathilde Panot, présidente du groupe insoumis, rejette toute responsabilité. Elle parle de « gesticulations » et reproche au gouvernement de n’avoir offert jusqu’ici que des réponses policières, sans solution politique.

L’avis de Minute Actu

C’est le premier geste d’apaisement réel depuis le début du mouvement, et il faut le saluer. Ouvrir les établissements au dialogue plutôt qu’aux barricades, c’est reconnaître que la colère des lycéens repose sur des problèmes concrets. Mais le pari est fragile : ces heures d’échange ne vaudront rien si les arbitrages promis pour la fin du mois accouchent d’une souris. Quant à l’offensive contre LFI, elle rassure la majorité mais ne fera revenir aucun élève en classe. Seules des réponses concrètes le feront.

3 points à retenir

  1. Sébastien Lecornu annonce une suspension des cours jeudi et vendredi pour « un temps de démocratie interne » dans les établissements.
  2. Ce mardi, 891 lycées sur 3 700 ont connu des suspensions de cours ; 85 personnels éducatifs ont été agressés.
  3. Le Premier ministre accuse LFI de vouloir « déstabiliser le pays » ; Mathilde Panot dénonce des « gesticulations ».
DossierBlocus des lycées : tout comprendre au mouvementLa situation, les chiffres, la chronologie : tout comprendre
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