« C’est l’événement le plus réussi de l’histoire. »
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, n’a pas hésité à qualifier la Coupe du monde 2026 de plus grand succès jamais organisé, alors que la phase de groupes n’est même pas terminée. Selon lui, les stades sont pleins, les villes hôtes affichent complet et l’ambiance dépasse toutes les attentes.
Mais les chiffres lui donnent-ils vraiment raison ?
Oui, sur plusieurs points
Difficile de nier que cette édition bat déjà plusieurs records.
Après seulement 44 matchs, plus de 2,85 millions de spectateurs avaient déjà assisté aux rencontres, avec un taux de remplissage proche de 99,6 %. La FIFA estime que le tournoi est en bonne voie pour dépasser les 5 millions de spectateurs, un record absolu pour une Coupe du monde.
L’élargissement à 48 équipes a également offert une visibilité inédite à de nouvelles nations, comme le Cap-Vert, Curaçao ou la Jordanie, qui ont créé plusieurs surprises.
Mais tout n’est pas parfait
Les critiques restent nombreuses.
Avant et pendant la compétition, plusieurs observateurs ont dénoncé :
- le prix très élevé des billets ;
- la tarification dynamique, qui fait varier les prix selon la demande ;
- les pauses fraîcheur, jugées par certains trop favorables aux diffuseurs ;
- un calendrier alourdi avec 104 matchs, contre 64 lors des précédentes éditions.
Ces choix nourrissent un débat : la Coupe du monde est-elle devenue un spectacle davantage pensé pour maximiser les revenus que pour préserver son format historique ?
Le vrai sujet : succès populaire ou succès sportif ?
C’est là que se trouve la nuance.
Sur le plan commercial, difficile de contredire Gianni Infantino : affluence record, recettes promises colossales et stades quasiment pleins témoignent d’un immense succès.
En revanche, sur le plan sportif, il est encore trop tôt pour trancher.
Les phases à élimination directe n’ont pas commencé, et ce sont souvent les huitièmes, les quarts ou la finale qui forgent la légende d’un Mondial.
Le verdict attendra la finale
À ce stade, la Coupe du monde 2026 impressionne par son ampleur et son succès populaire.
Mais savoir si elle deviendra la meilleure Coupe du monde de l’histoire dépendra aussi de la qualité des matchs à venir, des exploits, des surprises et des émotions qu’elle laissera aux supporters.
Autrement dit, Gianni Infantino a déjà gagné la bataille des chiffres… mais pas encore celle de l’histoire.
Les 3 choses à retenir
- Gianni Infantino affirme que la Coupe du monde 2026 est déjà « l’événement le plus réussi de l’histoire ».
- Les chiffres de fréquentation lui donnent en grande partie raison, avec près de 99,6 % de remplissage des stades et un record d’affluence en vue.
- En revanche, le tournoi reste critiqué pour le prix des billets, son format à 48 équipes et sa forte dimension commerciale.














