Les vagues de chaleur ne pèsent plus seulement sur la santé des Français : elles menacent aussi l’économie. Selon une étude d’Allianz Trade, relayée par La Tribune, les canicules pourraient coûter jusqu’à 240 milliards de dollars (environ 206 milliards d’euros) à la France entre 2026 et 2030, soit près de 7 % du PIB dans un scénario où les épisodes de chaleur extrême se répètent.
Les secteurs les plus touchés seraient notamment le travail, les transports, le tourisme, l’agriculture et les finances publiques.
Une économie ralentie par la chaleur
L’étude souligne que les fortes températures entraînent une baisse de la productivité dans de nombreux métiers. Dès 24 à 26 °C, les performances au travail commencent à diminuer, tandis qu’au-delà de 33 °C, la perte de productivité peut atteindre 50 % pour certaines activités physiques.
Les conséquences se traduisent par davantage d’absences, des chantiers interrompus, des difficultés dans les transports, une baisse des rendements agricoles ou encore une fréquentation touristique perturbée.
Les finances publiques aussi sous pression
La chaleur ne freine pas seulement les entreprises. Selon Allianz Trade, les recettes fiscales diminueraient avec le ralentissement de l’activité économique, tandis que les dépenses publiques augmenteraient sous l’effet des coûts de santé, des interventions d’urgence et des mesures d’adaptation.
La France ferait partie des pays les plus exposés économiquement, derrière le Japon mais devant l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne.
Le vrai sujet
Au-delà des records de température, les canicules deviennent un enjeu économique majeur. Les pertes estimées ne correspondent pas à une facture immédiate, mais à un manque à gagner potentiel sur plusieurs années si les épisodes de chaleur extrême se multiplient sans adaptation suffisante. Pour les auteurs de l’étude, investir dans l’adaptation climatique et limiter le réchauffement est désormais aussi une question de compétitivité économique.
Les 3 choses à retenir
- Les canicules pourraient coûter 240 milliards de dollars (206 milliards d’euros) à la France entre 2026 et 2030.
- Les principaux secteurs touchés seraient le travail, les transports, l’agriculture, le tourisme et les finances publiques.
- La baisse de productivité liée aux fortes chaleurs est identifiée comme le principal facteur de ces pertes économiques.














