La candidate écologiste à l’élection présidentielle de 2027, Marine Tondelier, propose de pouvoir interdire temporairement le réseau social X pendant la campagne électorale si des ingérences étrangères y sont constatées. Une mesure qu’elle juge nécessaire pour protéger le scrutin face aux tentatives de manipulation de l’opinion.
« Menacer des plates-formes comme X d’une interdiction pendant les élections me semble nécessaire et il faut appliquer cette sanction en cas d’ingérences constatées en amont », a-t-elle déclaré.
Une mesure ciblée contre les ingérences
Marine Tondelier estime que le réseau social X est particulièrement exposé aux campagnes de désinformation et aux opérations d’influence menées depuis l’étranger.
Elle affirme également que « l’algorithme de ce réseau social est pipé » et qualifie la plateforme de « source de fake news », appelant à un encadrement plus strict durant les périodes électorales.
Un débat sur la liberté d’expression
La proposition devrait susciter de vives réactions. Ses partisans estiment qu’il est nécessaire de protéger les élections contre les campagnes de manipulation informationnelle, tandis que ses détracteurs pourraient y voir une atteinte à la liberté d’expression et à l’accès à l’information.
À ce stade, il s’agit d’une proposition de campagne. Une telle mesure nécessiterait un cadre juridique précis et devrait être conciliée avec les règles françaises et européennes relatives à la liberté d’expression et aux services numériques.
Le vrai sujet
La question des ingérences étrangères sur les réseaux sociaux est devenue un enjeu majeur à l’approche des élections dans plusieurs démocraties. Les autorités françaises alertent régulièrement sur des campagnes de désinformation attribuées à des acteurs étrangers. Le débat porte désormais sur les moyens d’y répondre, entre renforcement de la régulation, sanctions ciblées contre les plateformes et préservation des libertés publiques.
Les 3 choses à retenir
- Marine Tondelier propose de pouvoir interdire temporairement X pendant une campagne électorale en cas d’ingérence étrangère constatée.
- Elle estime que l’algorithme de la plateforme est biaisé et que X favorise la diffusion de fausses informations.
- Cette proposition relance le débat entre la lutte contre la désinformation et le respect de la liberté d’expression.














