Le marché de l’emploi français continue de se dégrader. Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) atteint 8,3 % de la population active, confirmant une nouvelle hausse après les 8,1 % enregistrés au premier trimestre.
Plus de 2,7 millions de personnes sont désormais au chômage au sens du BIT. Le taux atteint ainsi son niveau le plus élevé depuis plusieurs années.
Le chômage poursuit sa remontée
La tendance était déjà clairement orientée à la hausse. Au premier trimestre 2026, le chômage avait progressé de 0,2 point pour atteindre 8,1 %, son plus haut niveau depuis le premier trimestre 2021. Sur un an, la hausse atteignait alors 0,7 point.
L’Insee expliquait notamment cette dégradation par un marché de l’emploi qui ne créait plus suffisamment de postes pour absorber l’augmentation de la population active. Seulement 26 000 emplois nets avaient été créés sur un an au premier trimestre 2026, contre 77 000 un an auparavant.
Avec un taux désormais annoncé à 8,3 % au deuxième trimestre, la dégradation se poursuit.
Plus de 2,7 millions de personnes concernées
Attention toutefois à ne pas confondre les différents indicateurs du chômage. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à France Travail et le nombre de chômeurs calculé par l’Insee selon la définition du BIT ne mesurent pas exactement la même population.
Au sens du BIT, une personne doit notamment être sans emploi, disponible rapidement et avoir effectué une démarche active de recherche d’emploi.
C’est cet indicateur qui permet de comparer l’évolution du chômage dans le temps et entre différents pays.
Peut-on vraiment parler de « record » ?
Pas au sens historique. 8,3 % constitue un plus haut depuis 2020, mais la France a connu des taux de chômage nettement supérieurs par le passé.
Le terme « record » doit donc être utilisé avec prudence. Le signal reste néanmoins préoccupant : le chômage remonte alors que la dynamique de créations d’emplois s’essouffle. Dès le premier trimestre, l’Insee constatait que l’emploi stagnait tandis que le nombre de personnes présentes sur le marché du travail augmentait.
Le vrai sujet
Le chiffre de 8,3 % marque surtout la fin de plusieurs années d’amélioration du marché du travail. La question est maintenant de savoir si cette remontée sera temporaire ou si elle traduit un retournement plus durable.
Une croissance économique faible, des entreprises plus prudentes dans leurs recrutements et une population active qui continue de progresser peuvent mécaniquement pousser le chômage à la hausse. La trajectoire des prochains trimestres sera donc particulièrement surveillée.
Les 3 choses à retenir
- Le taux de chômage atteint 8,3 % au deuxième trimestre 2026, après 8,1 % au premier trimestre.
- Plus de 2,7 millions de personnes sont concernées au sens du BIT.
- Il s’agit d’un plus haut depuis 2020, mais pas d’un record historique du chômage en France.














