Près de trois mois après la mort d’Ali Ehsanian à Nice, l’affaire prend une tournure géopolitique.
Le chercheur iranien, spécialisé dans l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies, a été retrouvé mort le 28 mars dernier dans des circonstances qui restent floues. Alors que l’enquête française se poursuit, plusieurs médias proches du régime iranien accusent désormais ouvertement le Mossad israélien d’être derrière sa mort.
Qui était Ali Ehsanian ?
Ali Ehsanian n’était pas un chercheur ordinaire.
Titulaire d’un doctorat en génie électrique obtenu à la Sorbonne, il travaillait sur l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique et les réseaux de communication avancés. Selon plusieurs médias iraniens, il avait également collaboré avec le ministère iranien de la Défense durant son service militaire entre 2018 et 2020.
Ces domaines de recherche sont considérés comme stratégiques car ils peuvent avoir des applications civiles mais aussi militaires.
Pourquoi l’Iran accuse le Mossad
Les accusations proviennent principalement de Press TV, une chaîne publique iranienne proche des Gardiens de la Révolution.
Le média affirme que « tous les éléments » pointeraient vers le Mossad, l’agence de renseignement israélienne, sans toutefois présenter de preuve publique permettant d’étayer cette accusation.
Les autorités iraniennes rappellent qu’Israël a déjà été accusé par le passé d’avoir mené des opérations contre des scientifiques iraniens travaillant sur des programmes jugés sensibles.
Le vrai sujet : pourquoi cette affaire dépasse un simple fait divers
L’intérêt de cette affaire ne réside pas uniquement dans les circonstances de la mort du chercheur.
Depuis plusieurs années, les relations entre Israël et l’Iran sont marquées par une guerre de l’ombre mêlant cyberattaques, opérations de renseignement, sabotages et assassinats ciblés présumés.
Dans ce contexte, la mort d’un spécialiste iranien de l’intelligence artificielle en France alimente naturellement les spéculations.
Ce que l’on sait réellement
À ce stade, aucune autorité française n’a publiquement attribué la mort d’Ali Ehsanian à un homicide ou à une opération étrangère.
L’enquête se poursuit et les causes exactes du décès n’ont pas été rendues publiques. Les accusations visant le Mossad reposent actuellement sur les affirmations de médias proches du pouvoir iranien.
Autrement dit, la thèse avancée par Téhéran n’est, pour l’heure, pas confirmée par les enquêteurs français.
Les 3 choses à retenir
- Le chercheur iranien Ali Ehsanian est mort à Nice le 28 mars dans des circonstances toujours inexpliquées.
- Des médias proches du régime iranien accusent le Mossad d’être responsable de sa mort.
- Aucune preuve publique ni conclusion de l’enquête française ne permet pour l’instant de confirmer cette accusation.














