Donald Trump a une nouvelle fois raconté publiquement les problèmes de poids d’un mystérieux ami milliardaire. Et le président américain n’a pas vraiment pris de pincettes.
Lors d’un discours prononcé à la Maison-Blanche le 2 septembre, Donald Trump évoquait le prix des médicaments aux États-Unis lorsqu’il a raconté l’histoire d’un proche, présenté comme l’un des grands noms de Wall Street.
Un homme dont Trump refuse toujours de révéler l’identité… notamment parce que celui-ci le lui aurait expressément demandé.
« Un de mes amis est très obèse. Je lui ai dit : “Tu es une personne extrêmement obèse.” Il me supplie de ne pas donner son nom parce que je détruirais sa réputation. »
Puis Trump raconte avoir découvert que son ami prenait un médicament destiné à perdre du poids.
Sa réaction ?
« Ça ne marche pas. Tu as une sale tête. »
En anglais, le président a même employé une expression beaucoup plus vulgaire : « You look like shit. »
Un mystérieux poids lourd de Wall Street
Donald Trump n’a toujours pas révélé l’identité de cet ami.
Mais il a donné énormément d’indices.
Il s’agirait d’un homme d’affaires new-yorkais extrêmement fortuné, présenté par Trump comme l’un des principaux acteurs de Wall Street.
Le président le décrit comme particulièrement intelligent, mais aussi comme un homme au caractère très difficile.
Lors de son discours du 2 septembre, Trump l’a notamment qualifié de « brutal », « vicious » et « wild », tout en affirmant qu’il était extrêmement intelligent.
Autre détail amusant : l’homme appelait autrefois Donald Trump « Donny ».
Depuis son retour à la Maison-Blanche, il l’appellerait désormais « President » ou « Mr. President ».
« Je paie 86 dollars à Londres et 1 300 dollars à New York »
Si Donald Trump raconte cette histoire, ce n’est pas uniquement pour se moquer du poids de son ami.
L’anecdote lui sert surtout à défendre sa politique de baisse des prix des médicaments.
Selon le récit de Trump, son ami l’aurait appelé après un voyage à Londres.
Il lui aurait expliqué avoir payé 86 dollars pour de l’Ozempic à Londres, alors que le même traitement lui coûterait environ 1 300 dollars à New York.
Trump affirme avoir fait vérifier l’information et assure que les produits provenaient du même fabricant.
C’est alors qu’il lui aurait demandé s’il utilisait lui-même le médicament.
Réponse : oui.
Trump affirme lui avoir immédiatement rétorqué que le traitement ne semblait manifestement pas fonctionner sur lui.
Trump raconte cette histoire depuis plus d’un an
Ce qui rend la séquence encore plus étonnante, c’est que ce mystérieux ami obèse est devenu un personnage récurrent des discours de Donald Trump.
En mai 2025, il racontait déjà pratiquement la même histoire.
À l’époque, il présentait son ami comme un homme d’affaires « brillant », « très haut placé » et « sérieusement en surpoids ».
Lorsqu’il avait appris que celui-ci prenait un traitement amaigrissant, Trump disait lui avoir lancé :
« Ça ne marche pas. »
En janvier, Trump affirmait qu’il était « plus gros que jamais »
L’histoire est revenue en janvier 2026.
Cette fois, Trump avait directement cité Ozempic.
Il décrivait son ami comme un homme très riche et très puissant qui aurait tellement de difficultés liées à son poids qu’il peinerait à traverser la rue.
Trump affirmait surtout l’avoir revu après son traitement.
Son diagnostic personnel était sans appel : son ami était selon lui « plus gros que jamais ».
« Le médicament ne fonctionne pas sur toi. Tu dois essayer autre chose », affirmait-il lui avoir conseillé.
Il l’avait ensuite qualifié de « gros flemmard »
Au fil des mois, les descriptions sont devenues de moins en moins flatteuses.
En mai, Trump avait qualifié son ami de « sort of a fat slob », une expression pouvant être traduite approximativement par « une sorte de gros flemmard » ou « gros négligé ».
En juin, il l’avait encore décrit comme « extrêmement gros » et « sloppy », avant de rappeler immédiatement qu’il le considérait comme un brillant homme d’affaires.
Malgré ces descriptions publiques répétées, Trump affirme que l’homme reste son ami.
Il assure simplement respecter une demande : ne jamais révéler son nom.
Mais qui est cet ami de Donald Trump ?
C’est évidemment la question qui intrigue désormais les médias américains.
Les indices donnés par Trump sont nombreux :
- c’est un homme ;
- il vit à New York ;
- il est extrêmement riche ;
- il travaille ou a travaillé à Wall Street ;
- il serait très connu ;
- il voyage régulièrement à Londres ;
- il connaît Trump depuis suffisamment longtemps pour l’avoir autrefois appelé « Donny » ;
- il prend ou a pris de l’Ozempic.
Malgré cela, aucune identité n’a été confirmée.
Et Trump affirme que son ami le supplie justement de ne pas prononcer son nom en public.
Il serait donc imprudent d’essayer de désigner une personne précise à partir de ces seuls indices.
Le vrai sujet
Derrière l’aspect presque surréaliste de cette anecdote se trouve en réalité un argument politique que Donald Trump répète depuis 2025.
Le président utilise son mystérieux ami comme illustration des écarts de prix des médicaments entre les États-Unis et l’Europe.
Son message est simple : pourquoi un même traitement peut-il coûter beaucoup plus cher à un Américain qu’à un Européen ?
Trump s’appuie sur cet exemple pour promouvoir sa politique visant à faire baisser les prix des médicaments sur ordonnance aux États-Unis.
Reste que c’est évidemment sa manière de raconter l’histoire qui attire toute l’attention.
Car rares sont les présidents capables de parler publiquement d’un ami extrêmement riche en expliquant simultanément qu’il est « extrêmement obèse », que son médicament ne fonctionne pas et qu’il a « une sale tête ».
Et le plus improbable est peut-être ailleurs :
Trump raconte cette histoire depuis plus d’un an… et personne ne sait toujours officiellement de qui il parle.
Les 3 choses à retenir
- Donald Trump a de nouveau parlé le 2 septembre de son mystérieux ami « extrêmement obèse », un homme d’affaires new-yorkais qu’il présente comme l’un des grands noms de Wall Street.
- Trump affirme que cet ami prend de l’Ozempic et lui avoir lancé que le traitement ne fonctionnait pas, ajoutant crûment : « You look like shit. »
- Le président raconte différentes versions de cette anecdote depuis mai 2025, principalement pour illustrer l’écart de prix des médicaments entre les États-Unis et l’Europe.














