Gianni Infantino voulait être partout.
Depuis le début de la Coupe du monde, le président de la FIFA enchaîne les matchs, les villes et les apparitions en tribune présidentielle. Selon plusieurs estimations, il aurait déjà assisté à 24 rencontres depuis le 11 juin, en se rendant dans 16 villes différentes.
Un rythme spectaculaire… mais aussi extrêmement polluant.
Plus de 50 000 kilomètres en jet privé
Pour suivre ce Mondial organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique, Gianni Infantino se déplace principalement en jet privé.
Résultat : plus de 50 000 kilomètres parcourus en quelques jours seulement, soit davantage qu’un tour complet de la Terre.
Cette hyperactivité permet au patron de la FIFA d’apparaître dans plusieurs stades, parfois le même jour, mais elle relance aussi une polémique majeure sur l’empreinte carbone de cette Coupe du monde.
L’équivalent carbone de 78 personnes sur un an
Selon les estimations relayées autour de ses déplacements, le bilan carbone de ces trajets représenterait déjà l’équivalent de celui de 78 personnes sur une année entière.
Le chiffre choque d’autant plus que la FIFA met régulièrement en avant ses engagements en matière de développement durable.
Difficile, dans ces conditions, de défendre un Mondial “responsable” lorsque son président traverse le continent en jet privé pour multiplier les apparitions.
Le vrai sujet : une Coupe du monde pensée trop grand ?
Le cas Infantino dépasse largement sa personne.
Il illustre le problème central de cette Coupe du monde 2026 : son gigantisme.
Avec 48 équipes, 104 matchs et des stades répartis dans trois pays immenses, les distances explosent. Supporters, équipes, journalistes, officiels : tout le monde doit prendre l’avion.
Le jet privé d’Infantino devient donc le symbole d’un tournoi spectaculaire, mais difficilement compatible avec les discours écologiques.
Une image très mauvaise pour la FIFA
Sportivement, la Coupe du monde 2026 bat déjà des records d’affluence et d’audience.
Mais sur le plan de l’image, ces déplacements répétés en jet privé risquent de laisser une trace.
À l’heure où les supporters paient des billets très chers, enchaînent les vols commerciaux et parfois les longs trajets, voir le président de la FIFA passer d’un stade à l’autre en avion privé donne une impression de déconnexion totale.
Le paradoxe Infantino
Gianni Infantino veut montrer qu’il est le visage de cette Coupe du monde.
Il veut être présent, visible, photographié, applaudi dans chaque ville hôte.
Mais à force de vouloir incarner le tournoi, il finit aussi par incarner ses excès : trop grand, trop cher, trop polluant.
Les 3 choses à retenir
- Gianni Infantino aurait assisté à 24 matchs depuis le début de la Coupe du monde.
- Ses déplacements en jet privé représenteraient plus de 50 000 kilomètres.
- Son bilan carbone serait déjà équivalent à celui de dizaines de personnes sur une année entière.














