Une page historique se tourne chez Apple. Après quinze années à la tête du géant américain, Tim Cook quitte officiellement son poste de CEO. À compter du 1er septembre 2026, il sera remplacé par John Ternus, jusqu’ici responsable de l’ingénierie matérielle du groupe.
Le bilan financier de l’ère Cook est spectaculaire : lorsqu’il avait succédé à Steve Jobs en 2011, Apple pesait environ 350 milliards de dollars en Bourse. Quinze ans plus tard, sa valorisation a été multipliée par plus de dix, franchissant plusieurs milliers de milliards de dollars.
John Ternus devient le nouveau patron d’Apple
La succession avait été officiellement annoncée dès le 20 avril 2026.
Apple avait alors indiqué que son conseil d’administration avait approuvé à l’unanimité la nomination de John Ternus comme prochain CEO, avec une prise de fonctions fixée au 1er septembre.
Âgé de 51 ans, John Ternus n’est pas un nouveau venu.
Il a rejoint Apple en 2001 et a progressivement gravi les échelons jusqu’à devenir Senior Vice President of Hardware Engineering. Il a joué un rôle majeur dans le développement de nombreux produits de la marque et dans plusieurs évolutions de leur conception.
Apple passe donc d’un spécialiste des opérations, Tim Cook, à un profil beaucoup plus directement issu de l’ingénierie et du développement des produits.
De 350 milliards à plusieurs milliers de milliards
Les chiffres permettent de mesurer l’ampleur de l’ère Tim Cook.
Lorsqu’il prend les commandes d’Apple en 2011, après le départ de Steve Jobs, l’entreprise affiche environ 350 milliards de dollars de capitalisation boursière.
Dans son communiqué officiel annonçant la succession, Apple retenait une valorisation d’environ 4 000 milliards de dollars, soit une progression supérieure à 1 000 % sous Cook. Des données de marché plus récentes ont ensuite fait franchir à l’entreprise le seuil des 5 000 milliards.
Le chiffre d’affaires annuel est, lui, passé de 108 milliards de dollars en 2011 à plus de 416 milliards pour l’exercice 2025.
Apple Watch, AirPods, services : l’héritage Cook
Tim Cook n’a jamais cherché à devenir un nouveau Steve Jobs.
Sous sa direction, Apple a néanmoins lancé plusieurs nouvelles familles de produits majeures : Apple Watch, AirPods et Apple Vision Pro.
Le groupe a surtout considérablement développé son activité dans les services avec Apple Music, Apple Pay, Apple TV ou encore iCloud.
Autre transformation stratégique majeure : Apple a développé ses propres processeurs avec Apple Silicon, réduisant sa dépendance envers Intel pour les Mac.
Aujourd’hui, Apple revendique une base installée dépassant 2,5 milliards d’appareils actifs à travers le monde.
Tim Cook ne quitte pas vraiment Apple
Son départ du poste de CEO ne signifie cependant pas sa retraite.
À partir du 1er septembre, Tim Cook deviendra Executive Chairman du conseil d’administration d’Apple.
Il continuera donc à jouer un rôle au sein de l’entreprise, notamment sur certaines questions institutionnelles et dans les relations avec les responsables politiques internationaux.
Dans une lettre adressée à la communauté Apple, Cook insiste d’ailleurs sur ce point : son changement de fonction n’est pas un adieu.
Le vrai sujet
Le changement de CEO est historique, mais Apple ne cherche clairement pas la rupture.
John Ternus est un pur produit de l’entreprise, présent depuis 25 ans, tandis que Tim Cook reste au sommet de la gouvernance en tant qu’Executive Chairman.
Le défi de Ternus sera néanmoins immense.
Il hérite d’une entreprise valorisée plusieurs milliers de milliards de dollars, mais confrontée à une compétition féroce dans l’intelligence artificielle, aux tensions commerciales et industrielles autour de la Chine ainsi qu’à une pression réglementaire croissante.
Après l’ère Steve Jobs puis l’ère Tim Cook, Apple ouvre donc officiellement l’ère John Ternus.
Les 3 choses à retenir
- Tim Cook quitte son poste de CEO après 15 ans à la tête d’Apple, mais reste dans l’entreprise comme Executive Chairman.
- John Ternus devient CEO le 1er septembre 2026 après 25 ans passés chez Apple.
- Sous Tim Cook, Apple est passée d’environ 350 milliards de dollars de capitalisation en 2011 à plusieurs milliers de milliards aujourd’hui, tout en faisant presque quadrupler son chiffre d’affaires annuel.













